TEKKI SHODAN

Cavalier de fer 1
Tekki : cavalier de fer Shodan : premier niveau

Caractéristiques :

Ce kata exprime une idée de progrès. L’idéogramme de Tekki associe le fer et le fait de monter à cheval que l’on traduit par « Cavalier de fer » en association avec la position Kiba Dachi. Il existe trois Tekki, ils semblent avoir été créés par Maitre Itosu. Ils étaient autrefois connus sous le nom de Naihanchi ou Naifanchi, et sont bien plus anciens que les Pinan(Heian).Ils sont parfaitement représentatifs du du vieux karaté. La difficulté de ce kata est de toujours conserver une excellente position kiba-dachi , bien équilibrée. Il faut toujours être bien ancré au sol, avec les membres supérieurs et les épaules décontractées. Ce kata s’exécute en environ 45 secondes.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsu-rei) dans la direction de l’axe central du kata. redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Collez le pied droit contre le gauche en heisoku-dachi ,main gauche sur main droite. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin. Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Restez quelques secondes avant d’ écartez les pieds pour reprendre l’attitude yoi. Joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Tekki Shodan!

Heisoku-dachi avec la main gauche ouverte sur la main droite ouverte.


1. Orientez la tête sur la droite, déplacez le pied gauche sur la droite, exécutez un fumikomi-geri en kiba-dachi et un blocage chudan-haishu-uke droit.

2. Sur place en kiba-dachi, chudan-mae-empi-uchi gauche.

3. Orientez la tête sur la gauche, poings en hikite à la hanche droite (poing droit sous poing gauche). Sur place en kiba-dachi, exécutez un gedan barai gauche.

4. Sur place exécutez un coup de poing droit en crochet (kagi-zuki) au niveau moyen dans un plan parallèle par rapport à la poitrine. Le coude est plié à angle droit dans la position de l’eau qui coule (mizu-nagare-no-kamae) Le poing gauche vient en hikite.

5. Déplacez le pied droit sur la gauche, armez en fumikomi-geri très haut, écrasez avec force le pied gauche au sol en même temps que vous bloquez chudan-uchi-uke du bras droit vers l’avant de la position kiba-dachi.

6. Sur place gedan-barai droit et jodan-nagashi- uke gauche simultanément. Sur place ura-zuki gauche.

7. a) Orientez la tête sur la gauche. b) Exécutez un coup de pied en balayage remontant (nami-ashi) du pied gauche en kiba-dachi. Ensuite effectuez un chudan-morote-tate-uke gauche. Cette technique peut se concevoir comme une parade de la plante du pied contre une attaque basse ou comme une esquive rapide contre une attaque latérale de la jambe. Le bas de la jambe pivote rapidement autour du genou qui ne bouge pas, sans modification de la position du centre de gravité.

8. a) Orientez la tête sur la droite. b) Nami-ashi du pied droit en kiba-dachi. Ensuite effectuez un chudan-morote-soto-uke droit.

9. a) Orientez la tête sur la gauche, poings en hikite à la hanche droite. b) Exécutez un chudan-morote-yoko-zuki à gauche – Poussez le KIAI!

10. Armez lentement et en puissance chudan-haishu-uke de la main gauche vers la gauche, et hikite droit, après avoir largement croisé les bras.

11. Sur place en kiba-dachi, chudan-mae-empi-uchi droit.

12. Orientez la tête sur la droite, poings en hikite à gauche (poing gauche sous poing droit). Sur place en kiba-dachi, effectuez un gedan-barai droit.

13. Sur place exécutez un coup de poing gauche en crochet (kagi-zuki) au niveau moyen dans un plan parallèle par rapport à la poitrine. Le poing droit vient en hikite.

14. Déplacez le pied gauche sur la droite, exécutez un fumikomi-geri en kiba-dachi et un chudan-uchi-uke gauche.

15. Sur place gedan-barai gauche et jodan-nagashi-uke droit simultanément. Sur place, ura-zuki droit.

16. a) Orientez la tête sur la droite b) Nami-ashi du pied droit en kiba-dachi, chudan-morote-tate-uke droit.

17. a) Orientez la tête sur la gauche b) Nami-ashi du pied gauche en kiba-dachi, chudan-morote-soto-uke droit.

18. a) Orientez la tête sur la droite b) Exécutez un chudan-morote-yoko-zuki à droite – Poussez le KIAI!
Restez quelques secondes concentré sur la dernière technique,regard droit. Puis ramenez lentement le pied droit contre le gauche et redressez-vous en heisoku-dachi ,main gauche sur main droite, comme au début. Inspirez doucement. Restez quelques secondes avant d’ écartez les pieds pour reprendre l’attitude yoi. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.



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HEIAN GODAN

Esprit paisible 5
Hei : calme, paisible An : paix, tranquillité
Godan : cinquième niveau

Caractéristiques :

Heian Godan est le dernier et le plus complexe des cinq kata de base. On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P’ing an) à Maitre Itosu. La simplification des premiers katas avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d’Okinawa. Les kata Heian commencent et se terminent par une technique de défense.

Plusieurs principes de base du karaté sont réunis dans ce kata. Il comporte et enchaîne un grand nombre de techniques et de positions nouvelles; heisoku-dachi, kosa-dachi, renoji-dachi, juji-uke, jodan age-ura-zuki, mikazuki-geri: des techniques de défense alternées entre les trois niveaux (gedan, chudan, jodan), la saisie d’arme et contre-attaque, la technique de contre-attaque par changement d’orientation, l’esquive esquive sautée sur une attaque aux jambes, esquiver et contrer (tai-sabaki) avec des techniques de type nagashi (techniques glissées). Il possède également un rythme particulier avec une alternance de temps forts et rapides et de temps plus lents avec une concentration plus importante. Il constitue un pas important de plus dans la connaissance du karaté. Son inspiration semble provenir de Jion et Bassaï.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsu-rei) dans la direction de l’axe central du kata. redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) et prenez l’attitude yoi (prêt), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin.

Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration. Ce kata combine alternativement des mouvements rapides successifs et des techniques d’attaque rapides. Il devrait être exécuté en environ 50 secondes.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Heian Godan!

Yoi, Hachiji dachi.

1. Hidari chudan-uchi-uke; tournez la tête vers la gauche et déplacez le pied gauche dans la même direction pour descendre en kokutsu-dachi en bloquant de l’avant-bras gauche de l’intérieur vers l’extérieur pendant que le poing droit vient en hikite,chudan-uchi-uke gauche.

2. Migi chudan-gyaku -uki; sur place,en demeurant en kokutsu-dachi, frappez un coup de poing droit au plexus en tournant les hanches de face. Les temps 1 et 2 sont liés, maintenez un peu le kime avant d’enchaîner.

3. Hidari zenwan-mizu-nagare-kamae; ramenez lentement le pied droit contre le gauche et redressez -vous en heisoku-dachi (pieds joints). En même temps vous tournez la tête à droite, amenez le poing droit en hikite et placez l’avant-bras (zenwan) gauche devant la poitrine, poing dirigé vers la droite, une largeur de poing en avant du pectoral droit. Mizu-nagare-kamae: Garde de l’eau qui coule: position du bras dans la coup de poing en crochet, poing plus bas que le coude, lui-même plus bas que l’épaule. Cette attitude du coude plié, avant-bras parallèle à la poitrine se retrouve dans de nombreux katas. Cette technique de frappe n’est concevable que donnée de profil par rapport à l,adversaire et de très près.

4. Migi chudan-uchi-uke; déplacez le pied droit vers la droite pour descendre en kokutsu-dachi en bloquant de l’avant-bras droit de l’intérieur vers l’extérieur pendant que le poing gauche vient en hikite.

5. Hidari chudan-gyaku-zuki; sur place,en demeurant en kokutsu-dachi, frappez un coup de poing gauche au plexus en tournant les hanches de face. Les temps 4 et 5 sont liés, maintenez un peu le kime avant d’enchaîner.

6, Migi zenwan-mizu-nagare-kamae; ramenez lentement le pied gauche contre le droit et redressez -vous en heisoku-dachi (pieds joints). En même temps vous tournez la tête à gauche, amenez le poing gauche en hikite et placez l’avant-bras (zenwan) droit devant la poitrine, poing dirigé vers la gauche, une largeur de poing en avant du pectoral gauche.

7. Migi chudan-morote-uke; pivotez de 90° sur le pied gauche vers la gauche et avancez le pied droit pour passer en kokutsu-dachi, avec un blocage moyen renforcé, de l’intérieur vers l’extérieur.

8. Hidari gedan-juji-uke; avancez le pied gauche en zenkutsu-dachi et parez en blocage croisé bas, poing droit fermé par dessus comme pour bloquer un coup de pied bas. Expirez sur ce mouvement. Enchaînez aussitôt sur le temps suivant.

9. Hidari jodan-juji-uke; sur place, levez les mains ouvertes, toujours croisées, et parez de bas en haut. Inspirez sur ce mouvement et enchaînez aussitôt sur le temps suivant

10. Hidari chudan-osae-uke Hidari chudan-oi-zuki; sur place, amenez les mains ouvertes, à la hanche droite, paumes face à face, main droite d’efface sous main gauche. Le buste reste de face. Sur place, frappez aussitôt d’un coup de poing direct gauche vers l’avant,à hauteur moyenne, pendant que le poing droit vient en hikite.

11. Migi chudan-oi-zuki; avancez le pied droit en zenkutsu-dachi et frappez d’un coup de poing direct droit à hauteur moyenne. Poussez le KIAI! Attendez 2 secondes avant de continuer. Les temps 8 à 11 sont directement enchaînés.

12. Migi yoko-fumikomi Migi gedan-barai; décalez le poids du corps vers l’arrière et pivotez de 180° sur le pied gauche vers la gauche avec une forte rotation des hanches. Posez le pied droit avec force en position kiba-dachi tout en effectuant simultanément un blocage bas de l’avant-bras droit.

13. Hidari chudan-haishu-uke Migi chudan-mikazuki-geri; sur place, tournez la tête vers la gauche et étendez la main gauche ouverte à hauteur d’épaule pendant que le poing droit se place en hikite. Ce mouvement se fait lentement et en inspiration profonde. Enchaînez dès que la main gauche s’est immobilisée, en pivotant de 180° sur le pied gauche vers la gauche et faites un coup de pied en croissant( mikazuki-geri), du plat du pied droit dans la main gauche demeurée dans la position étendue.

14. Migi chudan-mae-empi-uchi; continuez la rotation en posant le pied droit en position kiba-dachi et en frappant du coude droit dans la main gauche restée ouverte. Frappez avec le mouvement de rotation des hanches. Enchaînez sur le mouvement suivant.

15. Migi chudan-morote-uke; laissez le pied droit en place et glissez le pied gauche derrière lui, talon levé (kake-dachi) en effectuant un blocage renforcé à hauteur moyenne de gauche à droite.

16. Migi chudan-morote-ura-zuki; déplacez un peu le pied gauche en arrière et redressez-vous sur la jambe droite (renoji-dachi) en tournant le tête et lles hanches vers la gauche. Exécutez en même temps un mouvement ascendant de poings.

17. Gedan-juji-uke; pivotez de 90° sur le pied gauche vers la gauche et sautez pour arriver en position kake-dachi, pied gauche derrière le droit en exécutant un blocage croisé bas (gedan juji-uke) . Le mouvement est effectué comme si vous sautiez par-dessus un bâton (bo). Poussez le KIAI! Attendez 2 secondes avant de poursuivre.

18. Migi chudan-morote-uke; déplacez le pied droit vers l’arrière en position zenkutsu-dachi, pour effectuer un blocage moyen renforcé du bras droit, de gauche à droite.

19. Hidari nagashi-teisho-uke Migi gedan-shuto-nukite; déplacez le pied gauche vers la gauche derrière vous et pivotez sur le pied droit pour vous retrouver en zenkutsu-dachi dans la direction contraire. Exécutez en même temps une parade basse balayée de la paume gauche et armez une garde au niveau du front avec la main droite (jodan-kamae-teisho) pour enchaîner avec une attaque de la pointe des doigts tendus de la main droite, paume vers la haut, au niveau bas (gedan-shuto-nukite) et simultanément une parade balayée haute de la main gauche qui vient à l’épaule droite.

20. Hidari sokumen-gedan-barai Migi sokumen-jodan-uchi-uke; sur place passez en kokutsu-dachi en décalant le poids du corps vers l’arrière et en ramenant un peu le pied avant. Le mouvement s’exécute avec un mouvement inverse des bras; le gauche pare en blocage balayé bas (gedan-barai) et le droit se lève vers l’arrière en parade haute (jodan-uchi-uke). Sokumen; latéral.

21. Migi nagashi-teisho-uke Hidari gedan-shuto-nukite; ramenez lentement le pied gauche sur le pied droit sans bouger le haut du corps. Pivotez de 90° sur le pied gauche vers la gauche en déplaçant le pied droit pour passer en zenkutsu-dachi profond avec une parade haute balayée de la main gauche (jodan-kamae-teisho) et avec une attaque de la pointe des doigts tendus de la main gauche, paume vers la haut, au niveau bas (gedan-shuto-nukite)

22. Migi gedan-barai Hidari jodan-uchi-uke; sur place passez en kokutsu-dachi en décalant le poids du corps vers l’arrière et en ramenant un peu le pied avant. Le mouvement s’exécute avec un mouvement inverse des bras; le gauche pare en blocage balayé bas (gedan-barai) et le droit se lève vers l’arrière en parade haute (jodan-uchi-uke).

Yame, hachiji dachi; restez quelques secondes concentré sur la dernière technique,regard droit. Puis ramenez lentement le pied droit, et pivotez un peu sur le gauche pour revenir au point de départ. Inspirez doucement. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.


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HEIAN YONDAN

Esprit paisible 4
Hei : calme, paisible An : paix, tranquillité
Yondan : quatrième niveau

Caractéristiques :

Heian Yondan est le 4ème des cinq kata de base. On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P’ing an) à Maitre Itosu. La simplification des premiers kata avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d’Okinawa. Les kata Heian commencent et se terminent par une technique de défense.

Ce kata est caractérisé par une grande dynamique, l’étude de techniques doubles de blocage et l’utilisation de techniques de jambes;yoko-geri, mae-geri, hiza-geri (coup de genou). Il y a également une technique de dégagement sur saisie frontale. Le rythme aussi est nouveau, avec alternance de mouvements lents et rapides, décontractés ou en force. Les techniques semblent provenir de Jion et Kanku.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsu-rei) dans la direction de l’axe central du kata. redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) et prenez l’attitude yoi (prêt), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin.

Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration. Il s’exécute en environ 50 secondes.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Heian Yondan!

Yoi, hachiji dachi.


1. Hidari haiwan soku-men jodan-uke Migi yoko-kamae; tournez la tête à gauche et déplacez le pied gauche pour passer en kokutsu-dachi. Montez les bras pour bloquer du dos de la main gauche ouverte (jodan-tate-haishu-uke). La main droite se place en garde au front, paume en avant (jodan-kamae). Le mouvement s’exécute très lentement et en expiration.

2. Migi haiwan soku-men jodan-uke Hidari yoko-kamae; pivotez de 180° sur place sur les deux pieds vers la droite en passant en kokutsu-dachi. Montez les bras pour bloquer du dos de la main droite ouverte (jodan-tate-haishu-uke). La main gauche se place en garde au front, paume en avant (jodan-kamae). Le mouvement s’exécute très lentement et en expiration. – montez les bras. Inspirez en tournant, expirez en levant les bras.

3. Hidari gedan-juji-uke; avancez le pied gauche à 90° en zenkutsu-dachi, et parez en blocage croisé bas en ayant le buste de face. Descendez en position très basse, coudes bloqués.

4. Migi chudan-morote-uke; avancez le pied droit pour passer kokutsu-dachi et faites un blocage moyen renforcé, de gauche à droite. Le bras droit exécute la parade, le poing gauche phalanges vers le haut, vient contre l’intérieur du coude droit. Le bras gauche est plaqué au tronc.

5. Migi tsuruashi-dachi Hidari jodan-yoko-mawashi-uchi Hidari jodan-sokuto-yoko-geri-keage; regroupez jambe gauche en avant et levez le genou gauche, tête vers la gauche, pendant que les poings passent à la hanche droite (poing droit en hikite, poing gauche vertical posé dessus). Enchaînez rapidement avec un coup de pied latéral fouetté gauche en même temps qu’un balayage haut du revers de poing gauche (uraken, aussi appelé yoko-mawashi-uchi).

6. Migi chudan-mae-empi-uchi; ramenez très vite le pied gauche en arrière , genou levé, et posez-le en zenkutsu-dachi. Enchainez chudan-empi droit.

7. Hidari tsuruashi-dachi Migi jodan-yoko-mawashi-uchi Migi jodan-sokuto-yoko-geri-keage; regroupez jambe droite en arrière et levez le genou gauche, tête vers la droite, pendant que les poings passent à la hanche gauche (poing gauche en hikite, poing droit vertical posé dessus). Enchaînez rapidement avec un coup de pied latéral fouetté droit en même temps qu’un balayage haut du revers de poing droit (uraken).

8. Hidari chudan-mae-empi-uchi; ramenez très vite le pied droit en arrière , genou levé, et posez-le en zenkutsu-dachi. Enchainez chudan-empi gauche.

9. Migi jodan-shuto-uchi Hidari jodan-shuto-uke; dans la même position, parez une attaque basse avec un gedan-shuto-barai de la main gauche tout en amenant la main droite ouverte en protection au front. jodan-shuto-age-uke du bras droit. Pivotez des deux pieds vers la gauche avec une rotation des hanches. Simultanément exécutez un blocage haut de la main gauche, main ouverte, et contre attaquez avec un sabre de main haut dans un plan horizontal à hauteur de visage

10. Migi jodan-mae-geri-keage; sans modifier la position des bras, avancez en frappant du pied droit en coup fouetté haut (mae-geri). Restez fléchi sur la jambe d’appui en gardant le talon au sol.

11. Migi chudan-uraken-tate-uchi; la main droite descend très vite en teisho pour remonter puis uraken droit – KIAI!

12. Hidari chudan-kakiwake-uke; déplacez le pied gauche vers l’arrière gauche en pivotant sur le pied droit de 135° pour passer en kokutsu-dachi, les mains sont croisées niveau jodan pour exécuter un double blocage écarté des avant-bras. Amenez les bras au niveau chudan lentement et en puissance (kakiwake-uke).

13. Migi chudan-mae-geri-keage; avancez mae-geri droit, ramenez le pied avant de passer en zenkutsu-dachi.

14. Migi chudan-oi-zuki; frappez en même temps avec oi-zuki droit à hauteur moyenne.

15. Hidari chudan-gyaku-zuki; sur place, exécutez un coup de poing moyen gauche(gyaku-zuki) avec une forte rotation des hanches.

16. Migi chudan-kakiwake-uke; tournez la tête à droite et pivotez lentement sur le pied gauche de 90° pour passer en position kokutsu-dachi . Les mains sont croisées niveau jodan pour exécuter un double blocage écarté des avant-bras, poing droit légèrement en avant. Amenez les bras au niveau chudan lentement et en puissance (kakiwake-uke).

17. Hidari chudan-mae-geri-keage; avancez mae-geri gauche, ramenez le pied avant de passer en zenkutsu-dachi.

18. Hidari chudan-oi-zuki; frappez en même temps avec oi-zuki gauche à hauteur moyenne.

19. Migi chudan-gyaku-zuki; sur place, exécutez un coup de poing moyen droit (gyaku-zuki) avec une forte rotation des hanches.

20. Hidari chudan-morote-uchi-uke; tournez la tête et les hanches en pivotant sur le pied droit de 45° vers la gauche. Passez en position kokutsu-dachi et faites un blocage moyen renforcé des deux avant-bras de droite à gauche. Le bras gauche exécute la parade, le poing droit phalanges vers le haut, vient contre l’intérieur du coude gauche. Le bras droit est collé au tronc.

21. Migi chudan-morote-uchi-uke; exécutez un blocage moyen renforcé des deux avant-bras de gauche à droite droit en avançant en kokutsu-dachi. La technique de blocage consiste en un uchi-uke renforcé par un déplacement de gauche à droite du poing gauche qui vient s’appuyer à l’intérieur du coude droit. Le bras gauche est collé au tronc.

22. Hidari chudan-morote-uchi-uke; exécutez un troisième morote-uchi-uke de droite à gauche en avançant en position kokutsu-dachi . Le bras gauche exécute la parade, le poing droit phalanges vers le haut, vient contre l’intérieur du coude gauche.

23. Migi hiza-geri; passez en zenkutsu-dachi avec les bras et les mains tendues à hauteur du visage de l’adversaire. Lancez avec puissance le genou droit vers l’avant et le haut pour frapper le visage en tirant les bras en arrière et le bas( hiza-geri). Poussez le KIAI.

24. Hidari chudan-shuto-uke; pivotez sur le pied gauche, la jambe droite est reposée derrière en kokutsu-dachi en exécutant un blocage moyen du sabre de main .

25. Migi chudan-shuto-uke; avancez en kokutsu-dachi en exécutant un blocage moyen du sabre de main (shuto-uke).

Yame, hachiji-dachi; restez quelques secondes concentré sur la dernière technique,regard droit. Puis ramenez lentement le pied droit, et pivotez un peu sur le gauche pour revenir au point de départ. Inspirez doucement. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.


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HEIAN SANDAN

Esprit paisible 3
Hei : calme, paisible An : paix, tranquillité
Sandan : troisième niveau

Caractéristiques :

On doit les 5 Heian ou Pinan à Maitre Itosu. La simplification des premiers katas avait pour but la promotion du karaté dans les écoles d‘Okinawa. Les katas Heian commencent et se terminent par une technique de défense.

Le troisième kata de Heian est le plus court, et le plus étonnant de tout les katas de base, à l’exclusion de Tekki. Dans Heian Sandan les techniques vont du plus simple aux rotations compliquées. L’adversaire est beaucoup plus proche de vous, c’est donc un bon kata pour vous entraîner au combat de près; il y a plusieurs techniques de dégagement d’un adversaire qui vous saisit le poignet, vous saisit par derrière, vous saisit le cou et ainsi de suite. Ce kata contient beaucoup de changements de stratégie, de posture, et de rythme d’ exécution. Heian Sandan est conçu pour travailler les rotations, le travail des jambes, et des techniques de combat rapproché.

Il repose sur la position kiba-dachi, et comporte des blocages doubles à deux niveaux (uchi-uke et gedan-baraï),des blocages et attaques du coude, des écrasements (fumikomi),des défenses sur saisie arrière. En outre le rythme diffère des deux précédents katas;si les quatre déplacements de la branche centrale sont enchaînés à l’aller, ils sont nettement marqués sur la ligne du retour. L’inspiration de ce kata semble surtout provenir de Jion et Kanku. D’intérêt particulier sont les techniques 13, 15, et 17. Beaucoup d’écoles interprètent les fumikomi comme défense pour bloquer les techniques approchantes d’un attaquant, d’autres le voient comme un coup de pied écrasant sur la cheville ou le genou de tori. Les deux interprétations sont aussi valables l’une que l’ autre.

Un aspect intéressant de ce kata, est une façon différente de faire gedan-barai lorsque l’adversaire vous fait face(temps 2). Lors du premier mouvement de Heian Shodan, le gedan-barai s’exécute sur le côté. Quand vous affrontez un adversaire en face de vous, la puissance provient d’ un mouvement de rotation des hanches sur le coté avec le bloc dans le même temps. Au contraire, quand vous exécutez votre bloc sur le côté, vous ouvrez la hanche, vous ne faite pas une rotation. La technique dans Heian Shodan indique une direction; la hanche, le bras, et le corps entier bouge dans une direction. Bloquer sur le côté avec une longue position et les hanches ouvertes est typique de l’influence Shorin. Bloquer avec une rotation des hanches comme dans Heian Sandan est une technique du style Shorei.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsur-ei) dans la direction de l’axe central du kata. redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) et prenez l’attitude yoi (prêt), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin.

Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration. L’ embusen de ce kata forme un T, et son exécution dure en moyenne 40 secondes.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Heian Sandan!

Yoi, hachiji-dachi.

1- Hidari chudan-uchi-uke; tournez la tête à gauche et avancez le pied gauche vers la gauche pour passer en kokutsu-dachi en bloquant du tranchant interne de l’avant-bras gauche, le poing droit vient en hikite. Synchronisez le déplacement du pied, le passage en kokutsu et le blocage. Le buste est de profil.

2- Hidari gedan-barai Migi chudan-uchi-uke; regroupez la jambe droite, pieds joints, pour se redresser en heisoku-dachi, gedan-barai gauche, chudan-uchi-uke droit. Gardez les genoux légèrement pliés. Le double mouvement circulaire des des poings fait passer ceux-ci près du corps, le gauche passant à l’intérieur du coude droit. L’ écartement des bras en position finale est la largeur des épaules. Les coudes servent de pivot et doivent se déplacer le moins possible; pendant tout le mouvement ils demeurent éloignés du tronc par une largeur de poing.

3- Hidari chudan-uchi-uke Migi gedan-barai ; sur place, inversez gedan-barai droit et chudan-uchi-uke gauche. Le double mouvement circulaire des des poings fait passer ceux-ci près du corps, le droit passant à l’intérieur du coude gauche. Les temps 2 et 3 sont enchaînés en une seule sensation. Contractez les abdominaux, ne secouez pas les épaules.

4- Migi chudan-uchi-uke; pivotez de 90° sur le pied gauche et déplacez le pied droit vers votre arrière droit pour passer en kokutsu-dachi en bloquant du tranchant interne de l’avant-bras droit, le poing gauche vient en hikite. Réplique du temps 1.

5- Hidari gedan-barai – Hidari chudan-uchi-uke; ramenez la jambe gauche sur la droite, pieds joints, pour se redresser en heisoku-dachi, exécutez un gedan-barai droit et un chudan-uchi-uke. Réplique du temps 2.
6- Migi chudan-uchi-uke Hidari-gedan-barai; sur place, inversez gedan-barai gauche et chudan-uchi-uke droit. Réplique du temps 3.

7- Hidari chudan morote uke; pivotez sur le pied droit de 90° vers la gauche en kokutsu-dachi et parez d’un double blocage moyen. Le bras gauche exécute la parade, le poing droit phalanges vers le haut, vient contre l’intérieur du coude gauche.

8- Migi chudan-nukite-tate-zuki Hidari osae-uke; avancez le pied droit sur le même axe, en zenkutsu-dachi, avec une pique de main droite verticale. en ligne droite par dessus la main gauche que vous rabattez devant vous pendant le passage vers l’ avant. Réplique du temps 11 de Heian Nidan.

9- Hidari chudan-tetsui-yoko-uchi; torsion du bras, pivotez sur le pied droit en déplaçant le pied gauche vers votre arrière en arc de cercle de 180° pour terminer en position kiba-dachi, pied gauche à l’avant en frappant en marteau de fer (tetsui) gauche simultanément, avec un large mouvement circulaire et horizontal. Dans ce mouvement nous nous dégageons d’une saisie de la main. Notre poignet va à la hanche en tournant la main vers le bas pour retrouver le tranchant vers le haut, mais par rapport à l’adversaire, ce sont les hanches qui vont réellement vers le poignet. N’essayez pas de dégager votre main ou votre bras lors d’ une saisie de ce type. En fait, quand vous tournez, laissez votre poignet en place et déplacez vos hanches vers votre poignet. Alors quand votre poignet rejoint votre hanche, frappez le côté de l’adversaire avec tetsui.

10- Migi chudan-oi-zuki; avancez le pied droit vers l’avant en zenkutsu-dachi en frappant avec un oi-zuki droit au plexus. Poussez le KIAI! Attendez 2 secondes avant de continuer. Les temps 9 et 10 s’enchaînent rapidement.

11- Ryoken koshi kamae; changement de rythme; levez et tournez vous très lentement en ramenant le pied gauche et en pivotant de 180° vers l’arrière, en amenant les 2 poings aux hanches avec phalanges vers l’arrière. Stabilisez vous pieds joints en position heisoku-dachi. Cette technique apparaît aussi dans Gankaku. Ryoken ;deux poings. Koshi ; hanches. Kamae; garde de combat.

12- Migi yoko-fumikomi Migi yoko-empi-uchi; pivotez sur le pied gauche de 90° vers la gauche en levant très haut le genou droit, poings aux hanches. Rabattez le pied droit en puissance en terminant de le pivot et en arrivant en kiba-dachi.

13- Migi jodan-uraken-tate-uchi; sur place frappez circulairement en revers du poing droit, dans un plan vertical, ramener le poing à la ceinture. Pour frapper uraken en kiba-dachi (mouvements 13, 15 et 17), le coude doit tirer vers le bas et se connecter avec la position kiba-dachi.

14- Hidari yoko-fumikomi Migi yoko-empi-uchi; pivotez sur le pied droit de 180° vers la droite en levant très haut le genou droit, poings aux hanches. Rabattez le pied droit en puissance en terminant de le pivot et en arrivant en kiba-dachi.

15- Hidari jodan-uraken-tate-uchi; sur place frappez circulairement en revers du poing gauche, dans un plan vertical, ramener le poing à la ceinture. Réplique du temps 13.

16- Migi yoko-fumikomi Migi yoko-empi-uchi; pivotez sur le pied gauche de 180° vers la gauche en levant très haut le genou droit, poings aux hanches. Rabattez le pied droit en puissance en terminant de le pivot et en arrivant en kiba-dachi.

17- Migi jodan-uraken-tate-uchi; sur place frappez circulairement en revers du poing droit, dans un plan vertical, ramenez le poing à la ceinture.

18- Hidari shuto-uke; exécutez très lentement avec concentration un blocage moyen du sabre de la main (shuto-uke). Le poing gauche revient en hikite. Inspirez pendant le mouvement.

19- Hidari chudan-oi-zuki; dès que le temps 18 est terminé,avancez en zenkutsu-dachi en frappant avec un oi-zuki au plexus. Expirez pendant ce mouvement.

20- Migi jodan-mawashi-zuki Migi ushiro-empi-uchi; ramenez la jambe droite au niveau de la gauche en effectuant une rotation rapide sur le pied droit de 180° pour terminer en position kiba-dachi. Mawashi-zuki- odan droit et empi-uchi gauche simultanés. La main droite attaque la tête de l’adversaire derrière vous et le poing gauche va à la hanche; ce n’est pas juste une posture, c’est une attaque du coude. Vous devez insister pour faire une attaque du coude forte sur l’adversaire derrière vous.

21- Hidari jodan-mawashi-zuki Migi ushiro-empi-uchi; déplacez légèrement la position sur la droite en demeurant en kiba-dachi en exécutant un jodan-awashi-zuki gauche et empi-uchi droit simultané; poussez le KIAI! Ce mouvement est un déplacement dynamique des hanches à droite avec les deux pieds au sol, en pas glissé (yori-ashi), en attaquant derrière vous avec le coude. Quand vous attaquez avec le poing la tête de l’adversaire derrière vous, le dos du poing est toujours au-dessus.
Yame, hachiji-dachi; restez quelques secondes concentré sur la dernière technique,regard droit. Puis ramenez lentement le pied droit et ouvrez un peu le pied gauche pour revenir au point de départ. Inspirez doucement. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.
Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration.



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HEIAN NIDAN

Esprit paisible 2
Hei : calme, paisible An : paix, tranquillité
Shodan : premier niveau

Caractéristiques :

On doit les 5 Heian ou Pinan (du chinois P’ing an) à Maitre Itosu. La simplification des premiers katas avait pour but la promotion du karaté dans les écoles secondaires d’Okinawa. Heian Nidan était un kata très populaire dans les îles d’Okinawa lorsque Maître Itosu a réorganisé les kata de Heian et beaucoup de gens l’ont pratiqué à cette époque. L’insistance était sur la rotation des hanches pour changer de la position kokutsu (position arrière) en zenkutsu (position avant) et de nouveau en kokutsu.

Ce kata contient, comparativement à Heian Shodan, des techniques plus difficiles comme yoko-geri (coup de pied latéral) et mae-geri (coup de pied frontal), nukite (frappe du bout des doigts) et Uchi-Uke (technique de blocage d’intérieur en extérieur). L’essence de ce kata est la position vers l’arrière appelée kokutsu-dachi qui y est particulièrement fréquente. Dans ce kata beaucoup de gens prêtent attention aux mouvements de main, mais la position est plus importante. Vous devez avoir une position bien ancrée au sol autant en kokutsu-dachi qu’en zenkutsu-dachi.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsu-rei) dans la direction de l’axe central du kata. Redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) et prenez l’attitude yoi (prêt), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin.

Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration. Le kata se compose de 26 mouvements et s’exécute en environ 40
secondes.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Heian Nidan!

Yoi, Hachiji dachi.

1- Hidari haiwan sokumen jodan-uke migi yoko-kamae; tournez la tête à gauche et déplacez le pied gauche vers la gauche,pour passer en position kokutsu-dachi en levant les bras, de bas en haut jusque dans le plan vertical. Les poings tournent dessus vers vous. Les bras dessinent un rectangle; l’avant-bras gauche vertical pare vers l’extérieur (jodan-tate-uke) alors que le droit est horizontal et vient en protection au front (kamae). Synchronisez le déplacement du pied gauche,avec le passage en kokutsu et le mouvement des bras. Le buste est de profil. Pratiquez devant un miroir pour corriger la position des bras.

2- Migi ura-zuki (soto-uke) hidari uchi-komi; ramenez rapidement le poing gauche à l’épaule droite, dos à l’extérieur, tandis que vous lancez le droit, dos vers le bas et l’avant. Le bras droit reste légèrement fléchi. Sans modifier la position, tournez un peu les hanches vers la gauche pour placer le buste de 3/4 de face et permettre l’action du poing droit.

3- Hidari chudan-yoko-zuki; sur place, frappez du poing gauche en avant, en retirant rapidement le poing droit à la hanche (hikite). L’action des hanches est fondamentale; revenez de profil en faisant hikite. La position du bras gauche est légèrement descendante. Les temps 1, 2 et 3 doivent s’enchaîner très vite, en une seule impression

4- Migi haiwan sokumen jodan-uke hidari yoko-kamae; tournez la tête vers l’arrière droit , pivotez sur les deux pieds de 180° dans cette direction et levez les bras à l’inverse du temps 1. Quand vous vous tournez vers la droite , transférer votre poids sur la jambe gauche pour faire kokutsu contre un adversaire venant de la droite. Ce transfert est réalisé avec les hanches, mais les hanches et les pieds le font simultanément. À l’origine, ce travail avec les hanches faisaient partie des mouvements secrets dans les katas. Les maîtres et les experts cachaient ce genre de détails.

5- Hidari ura-zuki (soto uke) migi uchi-komi; réplique du temps 2

6- Migi chudan-yoko-zuki; sur place , frappez du poing droit en avant en faisant hikite du poing gauche. Réplique du temps 3.

7- Migi jodan uraken-yoko-mawashi-uchi migi sokuto-yoko-geri-keage; a) regardez par dessus votre épaule droite, ramenez les poings en kamae au flanc gauche, gauche en hikite, droit vertical dessus, et avancez un peu le pied gauche sous votre centre de gravité en tournant les hanches vers la gauche. Redressez- vous en levant le genou droit en position préparatoire (tsuruashi-dachi) pour le coup de pied (yoko-geri-keage). b) Exécutez un coup de pied latéral fouetté droit en même temps qu’un balayage haut du revers de poing droit (uraken).

8- Hidari chudan-shuto-uke; laissez revenir naturellement la jambe droite contre la jambe gauche, pivotez du pied gauche de 90° vers la gauche en tournant la tête dans la même direction. Retombez en kokutsu dachi en exécutant un blocage moyen du sabre de main gauche (shuto-uke)

9- Migi chudan-shuto-uke; avancez le pied droit sur le même axe et intervertissez le mouvement. Blocage moyen du sabre de main droite (shuto-uke)

10- Hidari chudan-shuto-uke; avancez le pied gauche sur le même axe et intervertissez le mouvement. Blocage moyen du sabre de main gauche (shuto-uke).

11- Migi chudan-nukite-tate-zuki hidari osae-uke; avancez le pied droit sur le même axe, en zenkutsu, avec une pique de main droite, verticale. en ligne droite par dessus la main gauche que vous rabattez devant vous pendant le passage en avant. Poussez le KIAI

12- Hidari chudan-shuto-uke; pivotez sur le pied droit de 90° vers l’arrière, déplacez le pied gauche pour passer en kokutsu-dachi avec un blocage moyen du « sabre de main ».Rotation basse et stable en bloc. Bloquez les hanches en même temps que vous frappez de la main. Cette technique et les 3 suivantes reproduisent les quatre dernières techniques de Heian Shodan

13- Migi chudan-shuto-uke; pivotez sur le pied gauche vers la droite de 45° par rapport à l’axe précédent, et avancez le pied droit avec un deuxième bloc shuto-uke en position arrière.

14- Hidari chudan-shuto-uke; pivotez sur le pied gauche de 45° par rapport à l’axe précédent vers la droite, et avancez le pied droit avec un troisième bloc shuto-uke en position arrière.

15- Hidari chudan-shuto-uke; pivotez sur le pied droit de 45° par rapport à l’axe précédent vers la gauche, et avancez le pied gauche en kokutsu-dachi avec un 4ième blocage du sabre de main. Les quatre techniques sont exécutées une par une, bien déliés et puissantes.

16- Migi chudan-uchi-uke; déplacez le pied gauche en arc de cercle de 45° vers la gauche, pivotez sur le pied droit pour passer en zenkutsu-dachi large. Exécutez en même temps une défense moyenne de l’avant bras de l’intérieur vers l’extérieur (uchi uke) avec une forte rotation des hanches en sens contraire.

17- Migi mae-geri-keage; exécutez un mae-geri droit à hauteur moyenne sans que le haut du corps ne bouge.

18- Hidari chudan-gyaku-zuki; ramenez la jambe droite après le coup de pied, et posez la en avant en enchaînant sur place avec un coup de poing contraire gauche (gyaku zuki).

19- Hidari chudan-uchi-uke; sur place, tournez puissamment les hanches vers la droite sans retirer le poids de la jambe avant. Cette action ramène le pied droit un peu en arrière . Faites dans le même temps un blocage moyen de l’avant-bras gauche de l’ intérieur vers l’ extérieur (chudan-uchi-uke).

20- Hidari mae-geri-keage; exécutez un mae-geri du pied gauche à hauteur moyenne sans que le haut du corps ne bouge.

21- Migi chudan-gyaku-zuki; ramenez un peu la jambe gauche puis posez la en avant en enchaînant par un coup de poing contraire droit. Réplique du temps 18.

22- Migi chudan-morote-uke; avancez le pied droit sur le même axe et exécutez un blocage moyen renforcé, de l’intérieur vers l’extérieur, en zenkutsu-dachi. La technique de blocage consiste en un uchi-uke renforcé par un déplacement de gauche à droite du poing gauche qui vient s’appuyer à l’intérieur du coude droit. Le bras gauche est collé au tronc. Buste de 3/4 de face.

23- Hidari gedan-barai; déplacez le pied gauche en arc de cercle vers votre arrière gauche en pivotant sur votre pied droit de 90° pour vous retrouvez en zenkutsu-dachi. Faites dans le même temps un blocage bas du bras gauche (gedan-barai) avec le poing droit en hikite. Rotation des hanches et stabilité en tournant.

24- Migi jodan-age-uke; a) sur place, tournez la tête à 45° vers la droite et faites un blocage de bas en haut de la main gauche ouverte (shuto-age-uke). Accompagnez ce mouvement d’une courte rotation des hanches dans la même direction. b) Enchaînez rapidement en avançant le pied droit à 45° de l’axe précédent, en zenkutsu-dachi, avec un blocage remontant du bras droit (age-uke). Les deux techniques sont très liées, la main gauche revenant en défense haute dès la fin du gedan-barai. Bunkai ; saisir le bras de l’adversaire et lui casser le coude avec age-uke.

25- Migi gedan-barai; déplacez le pied droit en arc de cercle vers l’arrière et pivotez sur votre pied gauche de 135° avec un nouveau blocage bas du bras droit en zenkutsu-dachi. Réplique du temps 23.

26-.Hidari jodan-age-uke; a) sur place, tournez la tête à 45° vers la gauche et faites un blocage de bas en haut de la main gauche ouverte (shuto-age-tuke). Accompagnez ce mouvement d’une courte rotation des hanches dans la même direction. b) Enchaînez rapidement en avançant le pied droit à 45° de l’axe précédent, en zenkutsu-dachi, avec un blocage remontant du bras gauche (age-uke). Les deux techniques sont très liées, la main droite revenant en défense haute dès la fin du gedan-barai. Poussez le KIAI . Réplique du temps 24.

Yame, hachiji-dachi; restez quelques secondes concentré sur la dernière technique, regard droit. Puis ramenez lentement le pied gauche en pivotant sur le droit pour revenir au point de départ. Inspirez doucement. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.




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HEIAN SHODAN

Esprit paisible 1
Hei : calme, paisible An : paix, tranquillité
Shodan : premier niveau

Caractéristiques :

Nous ne sommes pas totalement sûrs de la provenance des katas de la série Heian, car les Maîtres de karaté ne tenaient pas de journal. Il est possible qu’ils soient d’origine chinoise Chanan; les écoles en Chine du sud et dans Okinawa ont des katas qui sont très semblables à Heian Shodan. Techniquement, ces katas sont extraits des anciens katas Okinawaiens Kushanku et Passai. Cependant, ce qui a été transmis oralement indique que les Pinan (esprit pacifique) ont été créés en 1907 par Yasutsune Itosu de la ville de Shuri sur l’île d’Okinawa. Il a spécifiquement créé ces cinq katas à des fins d’enseignement du karaté pour le classes d’éducation physique dans les écoles publiques. Après avoir éprouvé de la difficulté à montrer les katas aux enfants dans une grande classe, Itosu a voulu simplifier le processus d’enseignement de Bassai Dai et Kanku Dai en présentant les Heian en premier. Itosu a donc pris des techniques de Bassai Dai et de Kanku-Dai et les a utilisés dans un ordre croissant de difficulté pour créer les Pinan comme formes éducatives et non d’authentiques séquences de combat.

Funakoshi les a repris dans son style en y apportant quelques changements, et les nomma Heian (la longue paix). Cependant, à un certain moment dans les années 1930, Gichin Funakoshi a changé le nom de Heian Nidan en Heian Shodan et a changé Heian Shodan en Heian Nidan, transposant les noms de ces deux katas de sorte qu’ils soient appris dans l’ordre inverse de leur arrangement précédent. La raison de ce changement est peu claire aujourd’hui.

Le fondateur du Wado Ryu, Hinori Otsuka, qui avait pratiqué le karaté Shotokan sous la direction de Funakoshi pendant des années, rebaptisera les 5 katas Pinan, en revenant en partie à leur configuration ancienne. Les premiers et deuxièmes katas sont encore présentés dans l’ordre original. Les styles Goju-ryu et Shito-ryu maintiennent également cet ordre, puisqu’ils sont plus près de l’Okinawa-Te original que du karaté Shotokan moderne.

Heian Shodan se distingue par son utilisation d’un bloc bas, d’un bloc haut, du coup de poing en avançant, le bloc en sabre de main, et le fait que chaque technique nécessite un pas. Les katas Heian commencent et se terminent avec une technique défensive. Le but de ce kata de base est d’enseigner le passage d’une position avant à une position arrière, les coups de poing en avançant après des blocs, et l’utilisation de blocage comme attaque. Pourquoi le mouvement de sortie de poignet fait après le deuxième gedan-barai n’est pas répété de l’autre côté ? C’est un autre mystère!

On apprend généralement aux étudiants débutants toutes les techniques nécessaires pour ce kata dans les premières semaines de leçons de karaté. Ils devraient être familiers avec les déplacements de pied, les trois positions de base, les techniques de coup de poing de base, le retrait et la rotation d’une façon stable. Généralement les étudiants sont évalués sur ce kata à leur premier examen. Ils doivent se rappeler et reproduire les techniques de base avec exactitude. Quelques examinateurs permettent même au candidat au 8ème kyu d’exécuter ce kata sur un compte.

Exécution du kata :

Vous êtes en position naturelle (shizen-tai), décontracté, bras ballants, tête droite. Joignez les talons, pointes écartées (musubi-dachi), mains le long des cuisses pour saluer lentement (ritsu-rei) dans la direction de l’axe central du kata. redressez-vous et annoncez le kata d’une voix forte et déterminée. Écartez un peu le pied gauche, puis le droit (hachiji-dachi) et prenez l’attitude yoi (prêt), poings fermés se croisant devant le corps. Vous êtes calme, décontracté, bien d’aplomb sur les jambes légèrement fléchies, toute la force concentrée dans la région abdominale, l’esprit zanchin, le regard au loin.

Lorsque vous avez terminé le kata, revenez à cette même position , que vous maintenez quelques secondes; c’est yame. Puis joignez les pieds en musubi-dachi, décontractez-vous (yasume) et saluez comme au début avant de vous redresser. Le cérémonial au début et à la fin d’un kata exige lenteur, retenue et concentration. Il est composé de 21 techniques et s’exécute en environ 30 secondes.


Saluez lentement, musubi-dachi.

Annonce du kata : Heian Shodan

Yoi, hachiji-dachi.

1. Hidari gedan-barai ; bloc bas vers la gauche en position zenkutsu-dachi; tournez la tête vers la gauche et avancez le pied gauche vers la gauche dans une position avant. La largeur entre la partie intérieure des pieds, devrait être d’ environ 12 à 14 pouces de large. Le mouvement de vos hanches n’est pas de tourner, mais d’ouvrir vers la gauche. Buste 3/4 de face, bloquez en puissance. Le talon ou le côté du pied arrière doit rester connecté au sol. Ce premier mouvement place le niveau des hanches pour l’exécution du kata (excepté lors du quatrième mouvement, quand les hanches montent lors du retrait). Toutes les autres positions de hanches doivent être au même niveau qu’ au premier mouvement.

2. Migi chudan oi-zuki ; avancez le pied droit sur le même axe dans une position zenkutsu-dachi, tout en donnant un coup de poing au niveau moyen. Le coup de poing devrait arriver en même temps que le pied touche le sol. Gardez toujours votre regard à hauteur d’adversaires, ainsi vous pouvez non seulement voir des adversaires devant vous mais également rester conscient des adversaires sur le côté et derrière vous.

3. Migi gedan-barai; pivotez sur la jambe gauche de 180° vers l’arrière en regardant par dessus l’épaule droite, bloc bas du bras droit en zenkutsu-dachi. Lorsque vous tournez, regrouper les jambes ensemble comme pour pivotez sur un pied, et ne vous penchez pas vers l’avant, pour ensuite sortir dans la position suivante. Les hanches demeurent au même niveau pendant la rotation.

4. Migi tetsui-uchi; retrait du pied droit vers l’arrière, en position renoji-dachi, en retirant le poignet droit en large arc de cercle vers l’arrière en passant par l’oreille gauche et frappez sur la tête d’une façon verticale d’un coup de poing tetsui « marteau de fer » .C’est la seule technique qui fait que kata n’est pas complètement symétrique, et que les hanches remontent . Lorsque vous retirez le poing, vous devriez vous retirez votre pied en arrière à mi-chemin du pied gauche. Ramenez le pied droit à sa place initiale pendant que vous frappez de haut en bas le visage de votre adversaire. Vous devriez finir avec votre coude à un angle de 90° en position zenkutsu-dachi. Le buste reste de 3/4 de face.

5. Hidari chudan oi-zuki; enchaînez immédiatement avec un coup de poing en avançant le pied gauche dans une position zenkutsu-dachi. Le coup de poing devrait arriver en même temps que le pied touche le sol.

6. Hidari gedan-barai; pivotez sur le pied droit à 90° vers votre gauche, en amenant le pied gauche en avant et bloquez fortement vers le bas, position zenkutsu-dachi. Buste de3/4 de face. Bunkai; blocage de mae-geri.

7. Migi jodan age-uke; a) sur place, enchaînez le bloc bas avec un bloc haut, en levant la main gauche ouverte devant le front . Tenez le coude à 90 degrés. b) enchaînez rapidement en avançant le pied droit en zenkutsu-dachi avec un blocage remontant du bras droit. Les deux techniques sont liées, les bras se croisent obliquement devant le corps.

8. Hidari age-uke jodan; ouvrez la main droite et avancez le pied gauche sur le même axe en zenkutsu-dachi, avec un blocage remontant du bras gauche. Le buste est de 3/4 de face sur chaque bloc.

9. Migi jodan age-uke; ouvrez la main gauche et enchaînez rapidement en avançant le pied droit en zenkutsu-dachi avec un blocage remontant du bras droit. Les deux techniques sont liées, les bras se croisent obliquement devant le corps. Poussez le KIAI. Les trois age-uke s’enchaînent très vite, surtout entre 2 et 3. Attendez 2 secondes après le kiai.

10. Hidari gedan-barai ; regardez par dessus l’épaule gauche. Pivotez de 270° vers l’arrière sur le pied droit pour faire un bloc bas en zenkutsu-dachi. Regroupez les jambes pendant la rotation et avancez ensuite le pied gauche avec un bloc bas du bras gauche.

11. Migi chudan oi-zuki; avancez le pied droit en position avant et donner un coup de poing niveau moyen de la droite.

12- Migi gedan-barai; regardez par dessus l’épaule droite, pivotez de180° sur le pied gauche en déplaçant le pied droit vers l’arrière comme auparavant et exécutez un bloc bas de la droite en zenkutsu-dachi.

13. Hidari chudan oi-zuki; avancez le pied gauche en position avant, zenkutsu-dachi, donnez un coup de poing niveau moyen de la gauche .

14. Hidari gedan-barai; pivotez de 90° sur le pied droit vers la gauche et exécutez un blocage bas du bras gauche.

15. Migi chudan oi-zuki; avancez le pied droit sur le même axe en zenkutsu-dachi et frappez un coup de poing droit au plexus. Les trois attaques des les mouvements 15-16-17 devraient être exécutées avec une pause plus longue entre la première et la deuxième, qu’entre la deuxième et la troisième.

16. Hidari chudan oi-zuki; avancez le pied gauche sur le même axe en zenkutsu-dachi et frappez un coup de poing gauche au plexus.

17. Migi chudan oi-zuki; avancez le pied droit sur le même axe en zenkutsu-dachi et frappez un coup de poing droit au plexus. Poussez le KIAI! Attendez 2 secondes après le kiai. Les trois oi-zuki s’enchaînent très vite; surtout entre le deuxième et le troisième.

18. Hidari chudan shuto-uke; pivotez sur le pied droit de 90° vers l’arrière, et déplacez le pied gauche pour passer en position arrière (kokutsu-dachi) avec un blocage moyen du « sabre de main ». La rotation doit être basse et stable en bloc. Bloquez les hanches en même temps que vous frappez de la main.

19. Migi chudan shuto-uke; pivotez de 45° par rapport à l’axe précédent sur le pied gauche vers la droite et avancez le pied droit en exécutant un deuxième bloc shuto en position kokutsu-dachi.

20. Migi chudan shuto-uke; pivotez de 45° par rapport à l’axe précédent sur le pied gauche vers la droite, et avancez le pied droit en exécutant un troisième bloc shuto en position kokutsu-dachi.

21. Hidari chudan shuto-uke: pivotez de 45° par rapport à l’axe précédent sur le pied droit vers la gauche et avancez le pied gauche à 45° sur la gauche en kokutsu-dachi avec un 4ième blocage du sabre de main. Les quatre techniques sont exécutées une par une, bien déliés et puissantes.
Yame, hachiji-dachi; demeurez quelques secondes concentré sur la dernière technique, regard droit devant soi. Ensuite, ramenez le pied gauche en pivotant sur le droit pour revenir au point de départ. Ne vous penchez pas en tournant. Inspirez doucement. Joignez les pieds en musubi-dachi, saluez comme au début.



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Le kata

Unsu par Mickael Milon

Championnat d’europe Kata par équipe 2011

Equipe d’Italie, kata + bunkai Gankaku
Cliquez sur le lien pour voir cette superbe vidéo : Vidéo Equipe de France Féminine, Gojushiho sho

Si réglementairement la compétition est accéssible à partir de la 2ème licence (selon les règlements fédéraux du moment), le niveau d’exigence imposé diminue d’autant plus les chances du compétiteur s’il n’est pas de plus en plus précocément préparé.

Par le terme de préparation à la compétition, nous ne cernons pas seulement les 2 à 3 semaines ou les derniers entraînements avant échéance. Le préparation à la compétition s’intégre généralement dans un programme d’une durée minimal d’1 an (vraiment minimale!!).


La liste des kata pour la compétition est la même que celle enseignée pour la pratique traditionnelle.

Cliquez ici pour accéder à la liste des kata Shotokan.

Vous pouvez également télécharger : réglementation compétition complète (7,91 Mo)


La préparation technique :

Généralement, le candidat est attendu sur cette partie mais c’est une erreur : Quels contenus en terme de préparation à une compétition semblent pertinents?

Le choix des kata : Au moins une chose est sûre : Ce n’est pas à 2 semaines d’une compétition que l’on finit d’apprendre un kata. Je dirais même que les katas supposés faire parties de la battérie tactique du compétiteur doivent avoir au minimum quelques mois voir quelques années d’ancienneté.
Ce que l’entraîneur enseigne comme kata durant une saison servira en compétition la saison d’après.
En sommes, alors que les aspets techniques du kata sont supposés acquis et éprouvés en terme d’équilibre, de rythme, de contrôle de la respiration… bref, de toutes ses caractéristiques propres, la préparation à une compétition ne devrait en théorie souffrir d’aucune préparation spécifique sur le plan technique puisque l’enseignement du kata s’inscrit déjà dans une logique paralléle : les grades.
En conséquence, un enseignant qui édicte clairement auprès de ses élèves les niveaux d’exigences et les contenus attendus par grades peut situer la pratique de la compétition à un stade donné de cette progression.

En théorie, lors d’une compétition, ce n’est pas le kata qui est évalué mais le compétiteur :
Comment le compétiteur met-il en valeur le kata?

Telle est la question que se pose normalement un arbitre. Sur le plan technique, un travail sur le respect des techniques, le diagramme et toutes les composantes gestuelles et posturales n’est pas du domaine de la préparation à la compétition, elle de l’ordre de l’apprentissage du kata comme nous l’avons dit. (C’est le grade qui doit être utilisé pour évaluer ce niveau chez l’élève et pas la compétition). Cependant, si un adulte est succeptible de connaître et de produire un kata avec un minimum de défauts voir aucun, un enfant quant à lui, sera toujours confronter à la production d’erreurs (les kata de bases sont sensés être en cours d’acquisition jusqu’au 1er dan).

Depuis toujours, la compétition kata enfant et ados en imposant un niveau d’expertise trop élevé, réduit l’évaluation des compétiteurs à la comparaison des erreurs liées à leur méconnaissance du kata (en cours d’acquisition) et surtout à leur écart de maturité sur le plan des aptitudes physiques – Introduire un enfant dans un processus d’évaluation de ses erreurs autre que le grade, c’est prendre le risque de désavouer l’enseignant en faisant perdre son éléve contre un autre compétiteur moins gradé : Ceci pose toute la problématique de l’harmonisation des ceintures de couleur sur le plan national.

La préparation individuelle :

Quelles sont les aptitudes physiques et intellectuelles requises en compétition kata?


La resistance au stress :

C’est aussi l’une des vocations 1er de la compétition : Hyperdécontextualiser les situations d’apprentissage afin d’en vérifier la qualité et surtout vivre l’expérience du stress afin de le contrôler. On peut par exemple faire un exercice qui consiste à faire faire les katas dans un bruit de fond n’enviant rien à un concert d’Aérosmith. L’intégration de paramètre désorganisateur est sur le plan intellectuel un outils très intéressant pour préparer l’élève à une compétition (stress et concentration ne font pas bon ménage).

Dans le même ordre d’idée, on peut faire le kata en individuel et en équipe (il ne faut pas oublier cet aspect là de la préparation) en demandant aux élèves de réussir à faire abstration de leurs camarades qui alors s’amusent à marcher à coté ou devant eux tout en parlant, faisant des grimaces pour les perturber mais en ne les gênant en rien dans la réalisation technique du kata (le diagramme) – on peut même à demander à ceux qui pertubent, de jouer les « Uke » en s’interposant à n’importe quel moment du kata par la mise à l’épreuve du bunkaï : Le kata dans tous les cas ne devra pas être perturbé, c’est l’individu ou l’équipe que l’on cherche à perturber.


La résistance à la fatigue :

Un kata dure en moyenne 1 à 1 minute 30 (environ). La capacité à maintenir un rythme soutenu dans l’éxecution d’un kata vient en partie de la capacité à résister à la fatigue qui s’installe. Nous ne sommes pas dans les filières aérobie certes mais si la capacité d’endurance permet dans un 1er temps de resister contre la fatigue des entraînements, elle aura pour 2è objectif d’optimiser les temps de récupération qui diminueront d’autant plus que l’on se rapprochera des phases finales.
Les simulateurs d’effort à l’approche des périodes de compétitions devront progressivement remplacer un travail de fond : D’un footing de 30 minutes à 1h, 2 fois par semaine, le compétiteur doit progressivement passer au maitien d’un footing + 1 séance d’interval training de type : 7 à 10 fois 2 minutes de course à vitesse très soutenue avec 3 puis progressivement 1 minutes 30 de récupération entre chaque séries. Je parle bien sur d’un public âgé au moins de 15-16 ans. Ce travail ne concerne pas les enfants.


La préparation technique spécifique :

Quelle différence j’oprère entre préparation technique spécifique, apprentissage technique et développement des aptitudes physiques?

Dans le perfectionnement, on insistera sur les aspects individuels propres à l’élève au regard de ses aptitudes. Nous partons du principe que la technique est acquise et comme nous l’avons vu, ceci n’est pas vrai avec les enfants, mais au délà d’un niveau de réalisation techniquement acceptable voir même pratiquement parfait (selon le niveau de compétition), l’élève qui sautera plus haut, accélérera plus vite ses techniques, déccélérera plus rapidement éprouvant ainsi sa stabilité, etc… sera celui qui fera la différence.

A ce stade, les préparations sont nombreuses et les enseignants confirmés ont à leur disposition un ensemble de stratégie dont voici quelques exemples :


La vidéo :

Nous savons de ce point de vue qu’un travail en feedback (en retour) est efficace si l’écart de temps entre la réalisation et le feedback (le visionnage de la vidéo) est faible. Pour un travail en équipe sur le plan de la synchronisation, une fois que le compétiteur de tête est désigné, il est très intérréssant de faire une vidéo uniquement de ce combattant là et de donner la cassette aux 2 autres. Les intérêts de cette méthode sont multiples : seuls 2 compétiteurs sur 3 auront à se synchroniser sur un seul et unique rythme et tempo. Les compétiteurs peuvent intérioriser ce travail en dehors des séances d’entraînement (chez eux au calme). L’absence de l’un à l’entraînement ne sanctionne pas le travail des 2 autres.

Le renforcement musculaire spécifique ou le geste technique comme support de développement des aptitudes du compétiteur. Un simple élastique accroché à un mur peut suffir. Ainsi, chaque geste du kata peut être décomposé en mouvement à renforcer sur le plan musculaire. 2 types de travail sont conseillés : Travail d’endurance de vitesse : 40 à 60% de sa force maximale : 12 à 16 répétition (1 minutes de récupération en chaque série). Travail de puissance : 60 à 80% de sa force maximale : 8 à 12 répétition (2 à 3 minutes de récupération entre chaque série).

Optimisation des automatismes de productions d’éléments de liaison complexes ou accrobatiques : Le but n’est pas de travailler la technique au sens stricte. Bien qu’un affinement sur le placement du petit orteil sera toujours le bien venu quoique l’on dise, mais il s’agit plus d’optimiser la réalisation d’un geste technique en s’appuyant sur les aptitudes du compétiteur.

Exemple : Un kata comme Unsu nécessite des capacités physiques permettant une prise d’envol sans élan. Si les capacités pliométriques ne sont pas mise en jeu de façon évidente, c’est pourtant la puissance explosive des jambes qui va permettre de propulser le compétiteur. Un travail sur la spécifité du coup de pied sauté en fin de kata peut se faire grâce à un aménagement matériel simple : Réaliser la technique juste après avoir soulevé une charge maximale 3 à 4 fois en 1/2 squat (préparer le matériel en bordure de tapis). L’objectif recherché est de performer l’envol permettant ainsi au compétiteur de prendre plus de risque dans l’exécution de sa technique. Même si le travail en 1/2 squat rejoint les objectifs du paragraphe précédent, dans ce cas bien précis, le but est de leurrer le corps en lui imposant une charge temporaire afin que la propulsion sans charge créée des effets inattendus et amplifiés permettant au compétiteur de fixer son attention sur la problématique d’équilibration du coup de pied.

Tout ces thèmes de travail s’articulent autour d’un thème centrale qui reste la répétition massive du kata ou des kata en individuel ou par équipe.
Pour terminer, il est claire qu’il existe d’autres formes de travail, que la finission technique sera malgré tout un axe de travail important pour la très grande majorité des compétiteurs. A ceci, il ne faut pas oublier la préparation du Bunkaï des phases finales en équipe : Ceci constitue en soi, une très bonne manière d’aborder le sujet si le thème proposé est celui-ci

Kumite

La compétition combat (Kumite), est l’application sportive du karaté traditionnel. Les coups sont réglementés et les arbitres jugent les techniques des compétiteurs. Les techniques ne visent pas les points vitaux pour éviter les blessures graves. Les coups en bas de la ceinture sont interdits et le contact au visage doit être très léger. Toutefois, les coups au corps peuvent être assez appuyés. Le combat de compétition se pratique avec un protecteur buccal, des gants rembourrés, des protège-tibias, une coquille pour les hommes et des protège seins pour les femmes. Les compétiteurs de haut niveau sont des athlètes et doivent suivre un entraînement spécialisé, et comme les athlètes des autres sports, l’âge des compétiteurs dépasse rarement la trentaine.
Le but en compétition est totalement différent que celui-ci du karaté do. En effet, en compétition, on cherche a marquer des points par des frappes plus ou moins puissantes mais toujours contrôlées ( en terme de précision) selon la forme de combat. En karaté do, le but est martial, on recherche donc un maximum d’efficacité pour mettre hors d’état de nuire un adversaire.

Les objectifs sont donc complètement divergeant.

Dans l’esprit sportif et de sécurité, le karaté compétition revêt un équipement de protection permettant de réduire les effets des coups portés.

Ces équipements sont des gants ( de forme différente selon le style de kumite), des protèges pieds, des protèges tibia, une coquille de protection des parties génitales, un protège dent et un casque pour certaines catégories. Les filles s’équipe également d’un bustier de protection de la poitrine.

Vous pouvez également télécharger : réglementation compétition complète (7,91 Mo)

La compétition kumite regroupe plusieurs forme et style de combat reconnu par la fédération :

– Kumite « dit classic »

Il s’agit de la forme la plus répandu et comptant le plus de participant. Seul sont utilisés des touches contrôlées  » skin touch  » avec des atemi poing fermé et pieds. On retrouve souvent également des techniques de balayage, hormis ces techniques, les projections et immobilisations sont interdites.

Voici des vidéo de kumité karaté « classic » :

Finale Championnat de France 2010 Féminin moins de 50 kg

Finale Championnat du monde masculin moins de 60 kg

– Kumite karaté jutsu

Sans revenir sur l’étymologie du KARATE, je donnerai une définition du JUTSU qui signifie techniques, sciences,…On peut isoler de ces mots le caractère chinois « Jéou » signifiant assouplir, bois et flexibilité.
Partant de ce principe naturel, on peut le définir comme un principe à se mouvoir et à s’adapter aux différents types d’affrontement, faisant intervenir des atémis, des clefs et des projections. Ce genre de travail permet de trouver d’une part, diverses interprétations de BUNKAI (applications de gestes et de séquences composant un Kata) et d’autre part un concept de défense personnel répondant aux besoins de chacun. Ce sont des techniques de défense à mains nues contre des attaques de face, latérale, arrière, au sol et avec armes.
Cette forme à été développé par Bernard Bilicki, 8ème Dan, expert fédérale.

Finale coupe Karaté jutsu 2011


– Kumite karaté contact

Cette discipline a été mise au point par Dominique Valera, une légende à lui tout seul !
Avec son palmarès impressionnant sur deux disciplines (Karaté et Full contact).
En karaté, 17 fois champion de France, 10 fois champion d’Europe, 1 fois champion du monde.
En full contact, 4 fois champion d’Europe et 2 fois vice champion du monde.
Dominique VALERA a livré 701 combats dont 17 défaites et 10 matchs nuls; il totalise 674 victoires et reste à ce jour le Français le plus titré dans ces 2 disciplines.

Cette discipline allie donc ces deux formes et permet de retrouver une pratique avec des coups portés et enchaînés du full contact avec les formes technique du karaté.

Finale Championnat de France 2010 masculin moins de 60 kg

Un petit montage de karaté contact 2011 bien rythmé

Retrouvez toutes les infos sur : Karaté Contact

Il existe aussi d’autre forme comme de karaté Kyokushinkai :

Un forme proche du traditionnel où le travail est en plein contact quelque soit la zone. Les combattants n’on pas de protections…

Cette forme reste assez marginal en France car c’est un style très dur. je vous laisse juger…

Le Karaté Compétition

Le Karaté sportif ou compétition comporte deux orientations principales :

– Kumite (Combat)

La compétition kumite regroupe plusieurs forme et style de combat reconnu par la fédération :

– Kumite « dit classic »

– Kumite karaté jutsu

– Kumite karaté contact

Cliquez ici pour plus de précisions sur le kumite

– Kata ( enchaînements codifiés de mouvements et déplacements)

Cliquez ici pour plus de précisions sur les kata


Citation:

 » Le vrai sens du kata se trouve non dans les gestes eux-mêmes mais dans la façon dont l’esprit les rend justes.
Vivre le véritable esprit du geste par l’entraînement, doit se confondre avec l’esprit, plus l’esprit sera fort, plus le kata sera fort. « 

Taisen Deshimaru, Zen et arts martiaux, Seghers 1977



Le KCC38 n’a pour vocation principale la compétition, mais le professeur préparera physiquement, techniquement et mentalement les élèves les plus motivés pour leur donner toutes les chances de podium.

Le KCC38 a pu s’illustrer de nombreuses fois sur les podiums avec des résultats départementaux, de ligue et même nationaux.

Éthique du Karaté

Le Dojo kun

Certains voudraient attribuer la paternité du Dojo kun à Gichin Funakoshi mais l’histoire du Dojo Kun est cependant en grande partie inconnue. Funakoshi pratiquait la calligraphie comme loisir, mais personne n’a retrouvé de travail calligraphique existant d’un Dojo kun créé par Funakoshi. En outre, il n’y a aucune référence, livre ou texte du Dojo kun existant avant la deuxième guerre mondiale. Les livres écrits par Funakoshi ne contiennent absolument aucune mention d’un Dojo kun. Même son autobiographie, Karate- Dō, ma voie, ma vie, ne la mentionne pas.

Sakugawa « Shungo » Kanga (1733-1815), de son vrai nom Teruya Kanga, originaire de Akato Cho (ville de Shuri, Okinawa),est crédité comme étant le premier ayant créé un ensemble de principes qu’on doit suivre tout en étudiant le karaté, et fut repris par la suite dans tous les styles. Il est généralement considéré comme étant le premier maître « officiel » du Karate, ayant sorti l’enseignement du Karate du secret en ouvrant une école. Il est à l’origine du style Shuri-Te. Matsumura Sokon fut un de ses élèves les plus connus.

Le texte des cinq préceptes que nous avons aujourd’hui est probablement une composition de la JKA à l’époque de Nakayama et Okazaki. Le Dojo kun a vraisemblablement été rédigé afin de convaincre le Général Mac Arthur et les autorités alliées, de permettre au Japonais de continuer la pratique du karaté en dépit de l’interdiction de pratique des arts martiaux au Japon. Le site actuel de la JKA mentionne maintenant que le Dojo kun a été composé par les seniors de la JKA.

La forme du Dojo Kun peut varier d’un style à un autre style, d’un dojo à un autre, mais en général les valeurs et les principes de base concordent dans le plus grand respect. Sensei Higaonna (Goju Ryu) et Sensei Kanazawa (Shotokan ) à Tokyo,utilisent le même Dojo Kun où les cinq préceptes sont identiques mais non présentés dans le même ordre; c’est aussi le Dojo Kun utilisé par la Japan Karate Association.

Une caractéristique de l’entraînement dans un dojo de karaté au Japon, qui n’est pas souvent rencontré en Occident, est la récitation du Dojo Kun à la fin de l’entraînement. C’est un ensemble de règles enseignés aux enfants et aux débutants. Il n’est pas toujours récité à chaque pratique de karaté, et quand il y a un cours d’adulte, il n’est pas lu à haute voix.

Normalement, le Dojo Kun est récité après une courte période de méditation (mokuso) à la fin du cours. Les étudiants sont alignés par ordre de grade avec le professeur faisant face à l’avant ( Kamiza) où le Dojo Kun est parfois accroché. Le plus haut gradé dit seiza; les élèves s’assoient sur les genoux avec leurs pieds sous leur derrière avec un gros orteil sous l’autre gros orteil. Les genoux devraient être placés de sorte que deux poings côte à côte puissent s’y insérer. La procédure normale est que l’élève le plus gradé récite une ligne et que le reste de la classe la répète jusqu’à la fin de la séquence. Après le cinquième précepte, le senior dit « mokuso » et tous ferment leurs yeux pour méditer.

Après ces efforts donnés à l’entraînement, la méditation sert de transition pour nous ramener aux réalités de la vie quotidienne . Réciter le Dojo Kun en choeur au dojo sert à intégrer les idées et les concepts du karaté. C’est aussi un retour au calme après une séance d’entraînement. Il apaise et calme l’esprit et peut aider l’individu à s’interroger sur les motivations qui le mène dans cette voie.

Quand le moment de méditation est fini le senior dit mokuso yame. Les étudiants et les professeurs sont en position seiza vers l’avant (kamiza).
L’élève le plus gradé annonce le commandements :
Shomen ni rei, on salue le fondateur,puis le professeur se tourne pour faire face aux étudiants, le senior dit alors :
Sensei ni rei, les élèves et le professeur se saluent. Ensuite, on annonce le:
Otaga ni rei, c’est le salut collectif des élèves qui se remercie les autres de les aider à progresser dans leur apprentissage.
Ensuite, les pratiquants se lèvent par ordre de grade en commençant par les plus hauts gradés.

Ces cinq préceptes, permettent au karaté d’être perçu comme quelque chose de plus qu’une méthode de combat ou un sport de compétition moderne. Ignorer les concepts présents dans le Dojo kun aura à la longue un effet négatif, à la fois sur le pratiquant et sur l’évolution du karaté en général. Ils font parties des valeurs qui différencie l’art martial d’un simple sport.

Le terme Hitotsu, au début de chaque phrase, n’a pas une traduction directe et concise en français, et signifie « le plus important », « la chose fondamentale ».

Les cinq préceptes

Hitotsu! – Jinkaku kansei ni tsutomuru koto
一、人格完成に努むること
Chacun doit s’efforcer d’atteindre la perfection

Le but ultime du karaté do. Le premier précepte ne donne pas la priorité à la force, la vitesse, le niveau technique ou l’aptitude au combat, mais au perfectionnement du caractère de l’élève. C’est ce sur quoi insistait Maître Funakoshi Gichin dans ses écrits; il raconte une histoire dans laquelle il avait agit en tant que médiateur entre deux villages opposés. En demeurant calme et en agissant de manière contrôlée et rationnelle, Funakoshi proposa un compromis acceptable par les deux parties et la violence avait ainsi pu être évitée. Il considéra ceci comme une preuve que l’entraînement de karaté avait amélioré son caractère et l’avait rendu capable de trouver une solution pacifique. L’enseignement du karaté traditionnel vise à former le caractère de l’athlète et le respect de l’adversaire. Détermination, sincérité, effort, éthique sportive et contrôle de soi sont des valeurs importantes au dojo. Bref, un karatéka doit s’efforcer de rechercher le développement autant sur le plan philosophique que celui de la performance. Pour Funakoshi, au-delà d’un simple exercice combinant le physique et le mental, le Karate Dō est un mode de vie qui forge un tempérament capable de faire face à n’importe laquelle adversité de la vie courante. Les quatre règles suivantes sont nécessaires pour l’accomplissement de ce premier précepte.


Hitotsu! – Makoto no michi o mamoru koto
一、誠の道を守ること
Chacun doit être loyal et protéger la voie de la vérité

La Voie doit être vraie, honnête, c’est à dire ne pas être une méthode de complaisance. Il y a de nombreux enseignants qui réclament de hauts grades, niveaux … ceci sans aucune justification, pour des raisons commerciales ou pour flatter leur ego. Ceux qui ne démontrent pas de loyauté dans la recherche de la voie du karaté deviennent les victimes de leurs illusions. Soyez humble et fidèle à votre art martial, votre instructeur, vos seniors, vos partenaires d’entraînement, et tout ceux qui sont venus avant vous. Mais il est également nécessaire d’être fidèle à soi-même, sa famille, sa communauté, sa foi, son pays, et la planète. En étant honnête avec soi-même et les autres, vous agirez toujours avec la réponse appropriée à toute situation donnée.


Hitotsu! – Doryoku no seishin wo yashinau koto
一、努力の精神を養うこと
Chacun doit entretenir un esprit d’effort

Traditionnellement, les arts martiaux n’ont jamais été enseigné ou pratiqué simplement comme divertissement, ainsi la patience est nécessaire si l’étudiant veut éventuellement apprendre tous les aspects du karaté. Exécuter les mouvements ne suffira pas, vous devez avoir une compréhension de ce que vous pratiquez quand vous le pratiquez. Ceci exige une attention focalisée et l’engagement complet dans l’effort. La répétition des techniques de base, n’est pas un blocage à l’apprentissage, comme certains semblent le croire, mais il est aussi vrai qu’un tel entraînement n’est pas toujours très amusant. Ceci demande un effort soutenu et s’avère très difficile si vous désirez atteindre ce que vous croyez être vos limites. Pour y arriver, vous devrez persévérer et apprendre à développer votre patience. Un effort continu est la solution. Soyez patient, vous ne pouvez pas tout avoir tout de suite. En intelligence émotionnelle, on appelle ça retarder la satisfaction… Il s’agit donc d’apprendre à bien se connaître et chercher à devenir un meilleur individu, savoir faire et savoir être dans toutes les situations de la vie. Ce type d’engagement total devrait également être appliqué lorsque vous vous occupez de votre famille, ainsi que dans votre travail.


Hitotsu! – Reigi o omonzuru koto
一、礼儀を重んずること
Chacun doit respecter les autres et l’étiquette

Respecter les autres devrait être évident en soi. Il signifie simplement de pratiquer la courtoisie et de respecter l’étiquette appropriée. Agit envers ton prochain comme tu aimerais qu’on agisse envers toi. Vivez ensemble, améliorez vous ensemble. Nous bénéficions tous de la coopération. Respectez les autres dojos et les autres styles, un respect mutuel et une coopération est avantageux pour tous.


Hitotsu! – Kekki no yu o imashimuru koto
一、血気の勇を戒むること
Chacun doit se garder d’un courage impétueux

Développer le contrôle de soi, et s’abstenir de tout comportement violent, contrôler ses émotions est extrêmement important. Le meilleur combat sera toujours celui que l’on fuit, il est préférable d’éviter une confrontation que risquer de blesser gravement un autre être humain. Une action de légitime défense devrait seulement être prise quand aucun autre recours n’est possible, quand il n’y a aucune alternative.
Ceci semble être une contradiction du karaté pour les profanes, mais ici nous avons l’essence de la moralité des arts martiaux. La force doit être employé à des fin moralement correctes, comme l’ auto défense ou la protection d’un innocent. Dans ce sens, les actions des moines de Shaolin en développant des méthodes de combat pour protéger leur temple ou lutter contre les bandits étaient moralement acceptables à cette époque.



Le Dojo Kun montre le chemin vers les buts ultime de l’entrainement, le perfectionnement du caractère, la sincérité, l’effort constant, le respect des autres et la maîtrise de soi. Finalement, la technique est secondaire, c’est l’esprit individuel qui doit être éduqué et discipliné. En suivant sérieusement les techniques inhérentes à ces principes simples en apparence, l’étudiant peut commencer à faire des progrès dans la Voie du Karaté.

NIJU KUN, LES VINGT PRECEPTES DU MAITRE FUNAKOSHI GICHIN

1) Le KARATE-DO commence dès le salut, et ne finit qu’au salut

2) Se regarder comme un débutant, après la forme devient naturelle

3) Le KARATE-DO est un complément de Justice

4) Il n’y a pas lieu d’attaquer avant d’être soi-même attaqué

5) Il faut d’abord se connaître soi-même pour ensuite connaître l’autre

6) La technique mentale est plus importante que la technique physique

7) Il est nécessaire de garder l’esprit détaché

8) Le malheur provient de sa propre paresse

9) Ne pensez pas seulement au KARATE de Dojo

10) L’entraînement au KARATE-DO dure toute la vie

11) Essayez de trouver le KARATE-DO à partir des exemples de la nature

12) Le KARATE-DO, c’est comme l’eau chaude, si l’on éteint le feu, elle redevient froide

13) Ne pas penser « gagner », mais « ne pas perdre »

14) C’est en fonction de l’adversaire qu’il faut se modifier soi-même

15) Le combat, c’est la manoeuvre entre le vrai et le faux

16) Pensez que les mains et les pieds sont des couteaux

17) Dès que l’homme franchit le seuil de sa porte, un million d’ennemis le guettent

18) Le KATA doit être exécuté rigoureusement, le vrai combat c’est autre chose

19) N’oubliez pas le rythme et puissance, tension, relâchement, vitesse et lenteur de la technique

20) Toujours penser et inventer



Certaines sources de cette page :http://shotokancrsa.com