Le kata

Unsu par Mickael Milon

Championnat d’europe Kata par équipe 2011

Equipe d’Italie, kata + bunkai Gankaku
Cliquez sur le lien pour voir cette superbe vidéo : Vidéo Equipe de France Féminine, Gojushiho sho

Si réglementairement la compétition est accéssible à partir de la 2ème licence (selon les règlements fédéraux du moment), le niveau d’exigence imposé diminue d’autant plus les chances du compétiteur s’il n’est pas de plus en plus précocément préparé.

Par le terme de préparation à la compétition, nous ne cernons pas seulement les 2 à 3 semaines ou les derniers entraînements avant échéance. Le préparation à la compétition s’intégre généralement dans un programme d’une durée minimal d’1 an (vraiment minimale!!).


La liste des kata pour la compétition est la même que celle enseignée pour la pratique traditionnelle.

Cliquez ici pour accéder à la liste des kata Shotokan.

Vous pouvez également télécharger : réglementation compétition complète (7,91 Mo)


La préparation technique :

Généralement, le candidat est attendu sur cette partie mais c’est une erreur : Quels contenus en terme de préparation à une compétition semblent pertinents?

Le choix des kata : Au moins une chose est sûre : Ce n’est pas à 2 semaines d’une compétition que l’on finit d’apprendre un kata. Je dirais même que les katas supposés faire parties de la battérie tactique du compétiteur doivent avoir au minimum quelques mois voir quelques années d’ancienneté.
Ce que l’entraîneur enseigne comme kata durant une saison servira en compétition la saison d’après.
En sommes, alors que les aspets techniques du kata sont supposés acquis et éprouvés en terme d’équilibre, de rythme, de contrôle de la respiration… bref, de toutes ses caractéristiques propres, la préparation à une compétition ne devrait en théorie souffrir d’aucune préparation spécifique sur le plan technique puisque l’enseignement du kata s’inscrit déjà dans une logique paralléle : les grades.
En conséquence, un enseignant qui édicte clairement auprès de ses élèves les niveaux d’exigences et les contenus attendus par grades peut situer la pratique de la compétition à un stade donné de cette progression.

En théorie, lors d’une compétition, ce n’est pas le kata qui est évalué mais le compétiteur :
Comment le compétiteur met-il en valeur le kata?

Telle est la question que se pose normalement un arbitre. Sur le plan technique, un travail sur le respect des techniques, le diagramme et toutes les composantes gestuelles et posturales n’est pas du domaine de la préparation à la compétition, elle de l’ordre de l’apprentissage du kata comme nous l’avons dit. (C’est le grade qui doit être utilisé pour évaluer ce niveau chez l’élève et pas la compétition). Cependant, si un adulte est succeptible de connaître et de produire un kata avec un minimum de défauts voir aucun, un enfant quant à lui, sera toujours confronter à la production d’erreurs (les kata de bases sont sensés être en cours d’acquisition jusqu’au 1er dan).

Depuis toujours, la compétition kata enfant et ados en imposant un niveau d’expertise trop élevé, réduit l’évaluation des compétiteurs à la comparaison des erreurs liées à leur méconnaissance du kata (en cours d’acquisition) et surtout à leur écart de maturité sur le plan des aptitudes physiques – Introduire un enfant dans un processus d’évaluation de ses erreurs autre que le grade, c’est prendre le risque de désavouer l’enseignant en faisant perdre son éléve contre un autre compétiteur moins gradé : Ceci pose toute la problématique de l’harmonisation des ceintures de couleur sur le plan national.

La préparation individuelle :

Quelles sont les aptitudes physiques et intellectuelles requises en compétition kata?


La resistance au stress :

C’est aussi l’une des vocations 1er de la compétition : Hyperdécontextualiser les situations d’apprentissage afin d’en vérifier la qualité et surtout vivre l’expérience du stress afin de le contrôler. On peut par exemple faire un exercice qui consiste à faire faire les katas dans un bruit de fond n’enviant rien à un concert d’Aérosmith. L’intégration de paramètre désorganisateur est sur le plan intellectuel un outils très intéressant pour préparer l’élève à une compétition (stress et concentration ne font pas bon ménage).

Dans le même ordre d’idée, on peut faire le kata en individuel et en équipe (il ne faut pas oublier cet aspect là de la préparation) en demandant aux élèves de réussir à faire abstration de leurs camarades qui alors s’amusent à marcher à coté ou devant eux tout en parlant, faisant des grimaces pour les perturber mais en ne les gênant en rien dans la réalisation technique du kata (le diagramme) – on peut même à demander à ceux qui pertubent, de jouer les « Uke » en s’interposant à n’importe quel moment du kata par la mise à l’épreuve du bunkaï : Le kata dans tous les cas ne devra pas être perturbé, c’est l’individu ou l’équipe que l’on cherche à perturber.


La résistance à la fatigue :

Un kata dure en moyenne 1 à 1 minute 30 (environ). La capacité à maintenir un rythme soutenu dans l’éxecution d’un kata vient en partie de la capacité à résister à la fatigue qui s’installe. Nous ne sommes pas dans les filières aérobie certes mais si la capacité d’endurance permet dans un 1er temps de resister contre la fatigue des entraînements, elle aura pour 2è objectif d’optimiser les temps de récupération qui diminueront d’autant plus que l’on se rapprochera des phases finales.
Les simulateurs d’effort à l’approche des périodes de compétitions devront progressivement remplacer un travail de fond : D’un footing de 30 minutes à 1h, 2 fois par semaine, le compétiteur doit progressivement passer au maitien d’un footing + 1 séance d’interval training de type : 7 à 10 fois 2 minutes de course à vitesse très soutenue avec 3 puis progressivement 1 minutes 30 de récupération entre chaque séries. Je parle bien sur d’un public âgé au moins de 15-16 ans. Ce travail ne concerne pas les enfants.


La préparation technique spécifique :

Quelle différence j’oprère entre préparation technique spécifique, apprentissage technique et développement des aptitudes physiques?

Dans le perfectionnement, on insistera sur les aspects individuels propres à l’élève au regard de ses aptitudes. Nous partons du principe que la technique est acquise et comme nous l’avons vu, ceci n’est pas vrai avec les enfants, mais au délà d’un niveau de réalisation techniquement acceptable voir même pratiquement parfait (selon le niveau de compétition), l’élève qui sautera plus haut, accélérera plus vite ses techniques, déccélérera plus rapidement éprouvant ainsi sa stabilité, etc… sera celui qui fera la différence.

A ce stade, les préparations sont nombreuses et les enseignants confirmés ont à leur disposition un ensemble de stratégie dont voici quelques exemples :


La vidéo :

Nous savons de ce point de vue qu’un travail en feedback (en retour) est efficace si l’écart de temps entre la réalisation et le feedback (le visionnage de la vidéo) est faible. Pour un travail en équipe sur le plan de la synchronisation, une fois que le compétiteur de tête est désigné, il est très intérréssant de faire une vidéo uniquement de ce combattant là et de donner la cassette aux 2 autres. Les intérêts de cette méthode sont multiples : seuls 2 compétiteurs sur 3 auront à se synchroniser sur un seul et unique rythme et tempo. Les compétiteurs peuvent intérioriser ce travail en dehors des séances d’entraînement (chez eux au calme). L’absence de l’un à l’entraînement ne sanctionne pas le travail des 2 autres.

Le renforcement musculaire spécifique ou le geste technique comme support de développement des aptitudes du compétiteur. Un simple élastique accroché à un mur peut suffir. Ainsi, chaque geste du kata peut être décomposé en mouvement à renforcer sur le plan musculaire. 2 types de travail sont conseillés : Travail d’endurance de vitesse : 40 à 60% de sa force maximale : 12 à 16 répétition (1 minutes de récupération en chaque série). Travail de puissance : 60 à 80% de sa force maximale : 8 à 12 répétition (2 à 3 minutes de récupération entre chaque série).

Optimisation des automatismes de productions d’éléments de liaison complexes ou accrobatiques : Le but n’est pas de travailler la technique au sens stricte. Bien qu’un affinement sur le placement du petit orteil sera toujours le bien venu quoique l’on dise, mais il s’agit plus d’optimiser la réalisation d’un geste technique en s’appuyant sur les aptitudes du compétiteur.

Exemple : Un kata comme Unsu nécessite des capacités physiques permettant une prise d’envol sans élan. Si les capacités pliométriques ne sont pas mise en jeu de façon évidente, c’est pourtant la puissance explosive des jambes qui va permettre de propulser le compétiteur. Un travail sur la spécifité du coup de pied sauté en fin de kata peut se faire grâce à un aménagement matériel simple : Réaliser la technique juste après avoir soulevé une charge maximale 3 à 4 fois en 1/2 squat (préparer le matériel en bordure de tapis). L’objectif recherché est de performer l’envol permettant ainsi au compétiteur de prendre plus de risque dans l’exécution de sa technique. Même si le travail en 1/2 squat rejoint les objectifs du paragraphe précédent, dans ce cas bien précis, le but est de leurrer le corps en lui imposant une charge temporaire afin que la propulsion sans charge créée des effets inattendus et amplifiés permettant au compétiteur de fixer son attention sur la problématique d’équilibration du coup de pied.

Tout ces thèmes de travail s’articulent autour d’un thème centrale qui reste la répétition massive du kata ou des kata en individuel ou par équipe.
Pour terminer, il est claire qu’il existe d’autres formes de travail, que la finission technique sera malgré tout un axe de travail important pour la très grande majorité des compétiteurs. A ceci, il ne faut pas oublier la préparation du Bunkaï des phases finales en équipe : Ceci constitue en soi, une très bonne manière d’aborder le sujet si le thème proposé est celui-ci

Le Karaté Compétition

Le Karaté sportif ou compétition comporte deux orientations principales :

– Kumite (Combat)

La compétition kumite regroupe plusieurs forme et style de combat reconnu par la fédération :

– Kumite « dit classic »

– Kumite karaté jutsu

– Kumite karaté contact

Cliquez ici pour plus de précisions sur le kumite

– Kata ( enchaînements codifiés de mouvements et déplacements)

Cliquez ici pour plus de précisions sur les kata


Citation:

 » Le vrai sens du kata se trouve non dans les gestes eux-mêmes mais dans la façon dont l’esprit les rend justes.
Vivre le véritable esprit du geste par l’entraînement, doit se confondre avec l’esprit, plus l’esprit sera fort, plus le kata sera fort. « 

Taisen Deshimaru, Zen et arts martiaux, Seghers 1977



Le KCC38 n’a pour vocation principale la compétition, mais le professeur préparera physiquement, techniquement et mentalement les élèves les plus motivés pour leur donner toutes les chances de podium.

Le KCC38 a pu s’illustrer de nombreuses fois sur les podiums avec des résultats départementaux, de ligue et même nationaux.

Éthique du Karaté

Le Dojo kun

Certains voudraient attribuer la paternité du Dojo kun à Gichin Funakoshi mais l’histoire du Dojo Kun est cependant en grande partie inconnue. Funakoshi pratiquait la calligraphie comme loisir, mais personne n’a retrouvé de travail calligraphique existant d’un Dojo kun créé par Funakoshi. En outre, il n’y a aucune référence, livre ou texte du Dojo kun existant avant la deuxième guerre mondiale. Les livres écrits par Funakoshi ne contiennent absolument aucune mention d’un Dojo kun. Même son autobiographie, Karate- Dō, ma voie, ma vie, ne la mentionne pas.

Sakugawa « Shungo » Kanga (1733-1815), de son vrai nom Teruya Kanga, originaire de Akato Cho (ville de Shuri, Okinawa),est crédité comme étant le premier ayant créé un ensemble de principes qu’on doit suivre tout en étudiant le karaté, et fut repris par la suite dans tous les styles. Il est généralement considéré comme étant le premier maître « officiel » du Karate, ayant sorti l’enseignement du Karate du secret en ouvrant une école. Il est à l’origine du style Shuri-Te. Matsumura Sokon fut un de ses élèves les plus connus.

Le texte des cinq préceptes que nous avons aujourd’hui est probablement une composition de la JKA à l’époque de Nakayama et Okazaki. Le Dojo kun a vraisemblablement été rédigé afin de convaincre le Général Mac Arthur et les autorités alliées, de permettre au Japonais de continuer la pratique du karaté en dépit de l’interdiction de pratique des arts martiaux au Japon. Le site actuel de la JKA mentionne maintenant que le Dojo kun a été composé par les seniors de la JKA.

La forme du Dojo Kun peut varier d’un style à un autre style, d’un dojo à un autre, mais en général les valeurs et les principes de base concordent dans le plus grand respect. Sensei Higaonna (Goju Ryu) et Sensei Kanazawa (Shotokan ) à Tokyo,utilisent le même Dojo Kun où les cinq préceptes sont identiques mais non présentés dans le même ordre; c’est aussi le Dojo Kun utilisé par la Japan Karate Association.

Une caractéristique de l’entraînement dans un dojo de karaté au Japon, qui n’est pas souvent rencontré en Occident, est la récitation du Dojo Kun à la fin de l’entraînement. C’est un ensemble de règles enseignés aux enfants et aux débutants. Il n’est pas toujours récité à chaque pratique de karaté, et quand il y a un cours d’adulte, il n’est pas lu à haute voix.

Normalement, le Dojo Kun est récité après une courte période de méditation (mokuso) à la fin du cours. Les étudiants sont alignés par ordre de grade avec le professeur faisant face à l’avant ( Kamiza) où le Dojo Kun est parfois accroché. Le plus haut gradé dit seiza; les élèves s’assoient sur les genoux avec leurs pieds sous leur derrière avec un gros orteil sous l’autre gros orteil. Les genoux devraient être placés de sorte que deux poings côte à côte puissent s’y insérer. La procédure normale est que l’élève le plus gradé récite une ligne et que le reste de la classe la répète jusqu’à la fin de la séquence. Après le cinquième précepte, le senior dit « mokuso » et tous ferment leurs yeux pour méditer.

Après ces efforts donnés à l’entraînement, la méditation sert de transition pour nous ramener aux réalités de la vie quotidienne . Réciter le Dojo Kun en choeur au dojo sert à intégrer les idées et les concepts du karaté. C’est aussi un retour au calme après une séance d’entraînement. Il apaise et calme l’esprit et peut aider l’individu à s’interroger sur les motivations qui le mène dans cette voie.

Quand le moment de méditation est fini le senior dit mokuso yame. Les étudiants et les professeurs sont en position seiza vers l’avant (kamiza).
L’élève le plus gradé annonce le commandements :
Shomen ni rei, on salue le fondateur,puis le professeur se tourne pour faire face aux étudiants, le senior dit alors :
Sensei ni rei, les élèves et le professeur se saluent. Ensuite, on annonce le:
Otaga ni rei, c’est le salut collectif des élèves qui se remercie les autres de les aider à progresser dans leur apprentissage.
Ensuite, les pratiquants se lèvent par ordre de grade en commençant par les plus hauts gradés.

Ces cinq préceptes, permettent au karaté d’être perçu comme quelque chose de plus qu’une méthode de combat ou un sport de compétition moderne. Ignorer les concepts présents dans le Dojo kun aura à la longue un effet négatif, à la fois sur le pratiquant et sur l’évolution du karaté en général. Ils font parties des valeurs qui différencie l’art martial d’un simple sport.

Le terme Hitotsu, au début de chaque phrase, n’a pas une traduction directe et concise en français, et signifie « le plus important », « la chose fondamentale ».

Les cinq préceptes

Hitotsu! – Jinkaku kansei ni tsutomuru koto
一、人格完成に努むること
Chacun doit s’efforcer d’atteindre la perfection

Le but ultime du karaté do. Le premier précepte ne donne pas la priorité à la force, la vitesse, le niveau technique ou l’aptitude au combat, mais au perfectionnement du caractère de l’élève. C’est ce sur quoi insistait Maître Funakoshi Gichin dans ses écrits; il raconte une histoire dans laquelle il avait agit en tant que médiateur entre deux villages opposés. En demeurant calme et en agissant de manière contrôlée et rationnelle, Funakoshi proposa un compromis acceptable par les deux parties et la violence avait ainsi pu être évitée. Il considéra ceci comme une preuve que l’entraînement de karaté avait amélioré son caractère et l’avait rendu capable de trouver une solution pacifique. L’enseignement du karaté traditionnel vise à former le caractère de l’athlète et le respect de l’adversaire. Détermination, sincérité, effort, éthique sportive et contrôle de soi sont des valeurs importantes au dojo. Bref, un karatéka doit s’efforcer de rechercher le développement autant sur le plan philosophique que celui de la performance. Pour Funakoshi, au-delà d’un simple exercice combinant le physique et le mental, le Karate Dō est un mode de vie qui forge un tempérament capable de faire face à n’importe laquelle adversité de la vie courante. Les quatre règles suivantes sont nécessaires pour l’accomplissement de ce premier précepte.


Hitotsu! – Makoto no michi o mamoru koto
一、誠の道を守ること
Chacun doit être loyal et protéger la voie de la vérité

La Voie doit être vraie, honnête, c’est à dire ne pas être une méthode de complaisance. Il y a de nombreux enseignants qui réclament de hauts grades, niveaux … ceci sans aucune justification, pour des raisons commerciales ou pour flatter leur ego. Ceux qui ne démontrent pas de loyauté dans la recherche de la voie du karaté deviennent les victimes de leurs illusions. Soyez humble et fidèle à votre art martial, votre instructeur, vos seniors, vos partenaires d’entraînement, et tout ceux qui sont venus avant vous. Mais il est également nécessaire d’être fidèle à soi-même, sa famille, sa communauté, sa foi, son pays, et la planète. En étant honnête avec soi-même et les autres, vous agirez toujours avec la réponse appropriée à toute situation donnée.


Hitotsu! – Doryoku no seishin wo yashinau koto
一、努力の精神を養うこと
Chacun doit entretenir un esprit d’effort

Traditionnellement, les arts martiaux n’ont jamais été enseigné ou pratiqué simplement comme divertissement, ainsi la patience est nécessaire si l’étudiant veut éventuellement apprendre tous les aspects du karaté. Exécuter les mouvements ne suffira pas, vous devez avoir une compréhension de ce que vous pratiquez quand vous le pratiquez. Ceci exige une attention focalisée et l’engagement complet dans l’effort. La répétition des techniques de base, n’est pas un blocage à l’apprentissage, comme certains semblent le croire, mais il est aussi vrai qu’un tel entraînement n’est pas toujours très amusant. Ceci demande un effort soutenu et s’avère très difficile si vous désirez atteindre ce que vous croyez être vos limites. Pour y arriver, vous devrez persévérer et apprendre à développer votre patience. Un effort continu est la solution. Soyez patient, vous ne pouvez pas tout avoir tout de suite. En intelligence émotionnelle, on appelle ça retarder la satisfaction… Il s’agit donc d’apprendre à bien se connaître et chercher à devenir un meilleur individu, savoir faire et savoir être dans toutes les situations de la vie. Ce type d’engagement total devrait également être appliqué lorsque vous vous occupez de votre famille, ainsi que dans votre travail.


Hitotsu! – Reigi o omonzuru koto
一、礼儀を重んずること
Chacun doit respecter les autres et l’étiquette

Respecter les autres devrait être évident en soi. Il signifie simplement de pratiquer la courtoisie et de respecter l’étiquette appropriée. Agit envers ton prochain comme tu aimerais qu’on agisse envers toi. Vivez ensemble, améliorez vous ensemble. Nous bénéficions tous de la coopération. Respectez les autres dojos et les autres styles, un respect mutuel et une coopération est avantageux pour tous.


Hitotsu! – Kekki no yu o imashimuru koto
一、血気の勇を戒むること
Chacun doit se garder d’un courage impétueux

Développer le contrôle de soi, et s’abstenir de tout comportement violent, contrôler ses émotions est extrêmement important. Le meilleur combat sera toujours celui que l’on fuit, il est préférable d’éviter une confrontation que risquer de blesser gravement un autre être humain. Une action de légitime défense devrait seulement être prise quand aucun autre recours n’est possible, quand il n’y a aucune alternative.
Ceci semble être une contradiction du karaté pour les profanes, mais ici nous avons l’essence de la moralité des arts martiaux. La force doit être employé à des fin moralement correctes, comme l’ auto défense ou la protection d’un innocent. Dans ce sens, les actions des moines de Shaolin en développant des méthodes de combat pour protéger leur temple ou lutter contre les bandits étaient moralement acceptables à cette époque.



Le Dojo Kun montre le chemin vers les buts ultime de l’entrainement, le perfectionnement du caractère, la sincérité, l’effort constant, le respect des autres et la maîtrise de soi. Finalement, la technique est secondaire, c’est l’esprit individuel qui doit être éduqué et discipliné. En suivant sérieusement les techniques inhérentes à ces principes simples en apparence, l’étudiant peut commencer à faire des progrès dans la Voie du Karaté.

NIJU KUN, LES VINGT PRECEPTES DU MAITRE FUNAKOSHI GICHIN

1) Le KARATE-DO commence dès le salut, et ne finit qu’au salut

2) Se regarder comme un débutant, après la forme devient naturelle

3) Le KARATE-DO est un complément de Justice

4) Il n’y a pas lieu d’attaquer avant d’être soi-même attaqué

5) Il faut d’abord se connaître soi-même pour ensuite connaître l’autre

6) La technique mentale est plus importante que la technique physique

7) Il est nécessaire de garder l’esprit détaché

8) Le malheur provient de sa propre paresse

9) Ne pensez pas seulement au KARATE de Dojo

10) L’entraînement au KARATE-DO dure toute la vie

11) Essayez de trouver le KARATE-DO à partir des exemples de la nature

12) Le KARATE-DO, c’est comme l’eau chaude, si l’on éteint le feu, elle redevient froide

13) Ne pas penser « gagner », mais « ne pas perdre »

14) C’est en fonction de l’adversaire qu’il faut se modifier soi-même

15) Le combat, c’est la manoeuvre entre le vrai et le faux

16) Pensez que les mains et les pieds sont des couteaux

17) Dès que l’homme franchit le seuil de sa porte, un million d’ennemis le guettent

18) Le KATA doit être exécuté rigoureusement, le vrai combat c’est autre chose

19) N’oubliez pas le rythme et puissance, tension, relâchement, vitesse et lenteur de la technique

20) Toujours penser et inventer



Certaines sources de cette page :http://shotokancrsa.com

Lexique

– A –

Age Tsuki : coup de poing court et remontant.
Age Uke : blocage remontant.
Ago : menton.
Aikido : art martial traditionel japonais fondé par Morihei Uyeshiba (La voie de l’harmonie de l’énergie).
Aikidoka : pratiquant d’Aikido.
Aka : rouge.
Aki : automne.
Ao : bleu.
Arigato Gozaimashita : merci beaucoup.
Ashi Barai : balayage du pied.
Ashi Waza : terme générique regroupant l’ensemble des techniques de jambe ou de pied.
Ashino Ura (Uchi Sokuto) : tranchant interne du pied.
Atemi Waza : techniques de frappe.
Awase Uke : blocage « mains jointes ».

– B –

Barai : fauchage ou déviation.
Barate : fouet des doigts.
Bo : bâton long (environ deux mètres).
Boken (Bokken) : sabre de bois.
Budo : Voie martiale, l’art de cultiver la paix.
Bujutsu : technique martiale.
Bunkai : étude détaillée de l’application des techniques employées dans un Kata .
Bushido : Voie du guerrier.

– C –

Chado : la Voie du thé.
Chi : terre.
Chi Mei : coup mortel.
Chikara : force.
Choku Tsuki : coup de poing direct.
Chudan : niveau moyen.
Chudan Tsuki : coup de poing au niveau moyen.
Chudan Uke : blocage moyen.

– D –

Dachi : posture.
Dachi No Kata : étude des postures de base.
Dachi Waza : technique des postures.
Dan : degré après la ceinture noire.
Do : la Voie spirituelle.
Dojo : littéralement, DO=la Voie et JO=le lieu, le Dojo est le lieu de la Voie, où l’on pratique la Voie.
Domo Arigato Gosai Imashita : je vous remercie beaucoup.
Doshu : Fondateur.
Doshu Ni Rei : salut au Fondateur.
Dozo : Je vous en prie.

– E –

Ebi : serpent.
Ekku :rame de bois faisant partie de l’arsenal des armes du Kobudo .
Embusen : représentation au sol du tracé d’un Kata .
Empi (Hempi, Enpi, Hiji) : coude.
Empi Uchi : frappe du coude.

– F –

Fudo Dachi : une des positions de base (les talons relevés, « prêt à bondir »).
Fumikomi Geri : coup de pied latéral écrasant donné au niveau bas.
Fuyu : hiver.

– G –

Gankaku Dachi : une posture à une jambe, posture de la Grue.
Gaiwan : dessous de l’avant-bras.
Gasshuku : camp d’entraînement, stage.
Gedan : niveau bas.
Gedan Barai : blocage descendant.
Gedan Tsuki : coup de poing au viveau bas.
Gedan Ude Uke : blocage bas de l’avant-bras.
Geri : coup de pied.
Go : cinq (5) – Goban = cinquième.
Go No Sen : parer et contrer (accepter l’attaque et contre-attaquer).
Gyaku : inverse, contraire.
Gyaku Mawashi Geri : voir Ura Mawashi Geri .
Gyaku Tsuki : coup de poing opposé à la jambe qui est en avant.

– H –

Hachi : huit (8) – Hachiban = huitième.
Hachiji Dachi : une posture de base.
Hadjime! : allez-y!
Hai! : oui!
Haishu : dos de la main.
Haishu Uchi : frappe du revers de la main.
Haishu Uke : blocage avec le revers de la main.
Haito : revers du tranchant de la main.
Haito Uchi : frappe du revers du tranchant de la main.
Haiwan : extérieur de l’avant-bras.
Hangetsu Dachi : Une posture de base, la posture de la « demi-lune ».
Hanmi : le buste de trois-quarts.
Hara : ventre, centre d’énergie situé dans la région sub-ombilicale.
Haragei : attitude de celui qui est porteur d’un  » Hara fort ». Caractérise le maître accompli qui a intériorisé les formes de son art.
Harai Te : technique de balayage de la main.
Harai Waza : techniques de balayage.
Haru : printemps.
Hasami Tsuki : coup de poing en ciseau.
Hebi : voir Ebi .
Heiken : dessous du poing.
Heiko Dachi : une des postures de base.
Heiko Tsuki : coup de poing double.
Hein Ken : articulations de l’index et du majeur légèrement sorties du poing fermé.
Heisoku : dessus du pied.
Heisoku Dachi : une des postures de base.
Heiwa : temps de paix (Hei = époque & Wa = paix).
Hidari : gauche.
Hiji : voir Empi .
Hiji Ate : voir Empi Uchi .
Hiji Uke : blocage avec le coude.
Hikite : action de tirer le poing en arrière.
Hira Basami : creux entre l’index et le pouce, « bouche du tigre ».
Hira Ken : articulations saillantes du poing lorsque seuls les doigts sont repliés.
Hirate : paume de la main.
Hishiryo : penser sans penser, au delà de la pensée.
Hito : voir Haito .
Hitosashi Ippon Ken : voir Ippon Ken .
Hiza : genou.
Hiza Geri : coup de genou.
Hiza Uke : blocage du genou.
Hombu Dojo : le dojo central d’une organization.
Hyoshi : rythme. Notion de préservation de l’environnement direct d’un combattant.

– I –

Iaido : la Voie, l’art de dégainer le sabre, de pourfendre en dégainant.
Ibuki : la respiration.
Ichi : un (1) – Ichiban = premier.
Iie! : non!
Ippon Ken : articulation de l’index.
Ippon Nukite : frappe de l’index.
Iwa : rocher.

– J –

Jitsu (Jutsu, Jiutsu) : technique (au sens large).
Jiutsu : voir Jitsu .
Jo : bâton d’environ 1,5 mètre qui servait à l’origine de bâton de marche.
Jo Sokutei : bol du pied.
Jodan : niveau haut (visage).
Jodan Uke : blocage haut.
Joseki : mur supérieur du Dojo , traditionnellement au sud.
Ju : dix (10) – Juban = dixième.
Ju : souple.
Ju Kumite : combat libre.
Judo : art martial traditionnnel japonais fondé et codifié par maître Jigoro Kano.
Juji Dachi : une des postures de base, avec croisement des jambes.
Juji Uke : technique de blocage, défense avec croisement des mains.
Jung Geri : coup de pied précédé d’une feinte.
Ju Randori : combat libre.
Jutsu : voir Jitsu .

– K –

Ka Sokutei : dessous du talon.
Kagi Tsuki : voir Kaisen Tsuki .
Kaisen Tsuki : coup de poing en éventail.
Kaiten : tourner.
Kakato : talon.
Kakato Geri : coup de pied avec le talon.
Kakete : saisie.
Kakushi Waza : techniques cachées.
Kakuto : dessus du poignet, « col du cygne ».
Kakuto Uchi : frappe du dessus du poignet.
Kakuto Uke : blocage du dessus du poignet.
Kamaete : position en garde.
Kamiza : mur d’honneur du Dojo .
Kansetsu : articulation (coude, genou).
Kansetsu Geri : coup de pied latéral au genou.
Kansetsu Waza : technique de luxation.
Kappo : ramener à soi une personne victime d’un shock au système nerveux.
Kara : vide.
Karaté : mains vide.
Karatédo : Voie de la mains vide.
Karatégi (Keikogi) : tenue d’entrainement.
Karatéka : pratiquant de Karaté.
Kata : forme, moule. Séquence composée de gestes formalisés et codifiés où le pratiquant se bat contre un ou plusieurs attaquants représentant ultimement ses propres ennemis intérieurs.
Katana : sabre japonais.
Kaze : vent.
Keage : percutant, rebondissant.
Keiko (Geiko) : pratique, entraînement.
Keikogi : voir Karategi .
Keito : articulation saillante du pouce.
Kekomi : pénétrant.
Kendo : escrime japonaise.
Kensei : technique utilisant le Kiai silencieux, état de tension interne.
Kento : articulations saillantes du poing (ou l’une d’elles).
Kentsui : voir Tettsui .
Kentsui Uchi : voir Tettsui Uchi .
Keri : pied.
Keri Dachi No Kata : étude des postures de bases avec techniques de pied.
Keri Waza : techniques de pied.
Ki ou Qi : énergie interne.
Kiai : extériorisation, explosion de l’énergie interne dans une union parfaite du corps et de l’esprit et exprimée ou supportée par un cri venant du Hara .
Kiba Dachi : posture du « cavalier », reconnue dans certains style de Karaté comme étant la plus stable.
Kihon : technique de base.
Kime : focalisation, décision ultime. Pénétration finale de l’énergie, intensité maximale délivrée à l’impact d’un coup.
Kin : bas-ventre.
Kin Geri : coup de pied fouetté, effectué avec le dessus du pied, généralement dirigé vers les parties génitales.
Kiritsu : debout.
Kizami Tsuki : coup droit, direct.
Ko Uchi : voir Kakuto Uchi .
Ko Uke : voir Kakuto Uke .
Kobudo : art du maniement des anciennes armes d’ Okinawa .
Kochi : hanche.
Kohai : débutant, pratiquant moins expérimenté que soi.
Koken : dos du poignet.
Kokoro : coeur, au sens spirituel du terme.
Kokutsu Dachi : une des postures de base.
Kokyu : respiration.
Kosa Dachi : posture jambes croisées.
Koshi : coussin du pied, sous le pied, partie charnue avant les orteils.
Koshin : vers l’arrière.
Ku : vacuité, vide, air.
Kuatsu : technique ramenant à la vie une personne évanouie à cause d’une strangulation ou d’un choc.
Kubotan : dispositif d’autodéfense créé par Takayuki Kubota, servant habituellement de porte-clefs.
Kumade : paume de la main avec les doigts repliés, « patte d’ours ».
Kumite : combat/étude.
Kyoshi : maître-instructeur.
Kyu : neuf (9) – Kyuban = neuvième.
Kyu : grades jusqu’à la ceinture noire.
Kyudo : la Voie du tir à l’arc.
Kyusho Waza : techniques des points de pression.

– L –



– M –

Ma (Ma-ai) : distance (travail, harmonie des distances).
Mae : devant ou face.
Mae Ashi Geri : coup de pied donné de la jambe qui est en avant.
Mae Geri : coup de pied droit.
Mae Geri Keage : coup de pied droit « fouetté » vers le haut.
Mae Geri Kekomi : coup de pied droit « poussé ».
Mae Hiza Geri : coup de genou vers l’avant.
Mae Ukomi : chute avant.
Makiwara : paillasson de raffia monté sur une planche pour s’exercer à la frappe.
Makoto : état d’absolue sincérité et de franchise totale, que l’on n’atteint qu’avec un esprit pur, libre et disponible.
Manabu : apprentissage par imitation.
Matsu : pin, arbre.
Matte : attendez!
Mawashi : mouvement circulaire.
Mawashi Empi Ate : voir Mawashi Hiji Ate .
Mawashi Geri : coup de pied circulaire, 180°.
Mawashi Hiji Ate : coup de coude circulaire.
Mawashi Hiza Geri : coup de genou circulaire.
Mawashi Tsuki : coup de poing circulaire.
Mawatte! : tournez!
Michi : le chemin à suivre.
Migi : droite.
Mikazuki Geri : coup de pied en croissant de lune.
Mikazuki Uke : blocage avec le bol du pied.
Mokuso : méditation.
Morote Tsuki : coup de poing double.
Morote Uke : technique de blocage avec les deux bras.
Mudansha : nom donné aux élèves avant la ceinture noire.
Mushin : esprit vide, état où l’on peut agir purement par intuition.
Mushotoku : sans but ni esprit de profit.
Musubi Dachi : une des postures de base.
Muzenin : Attitude cosmique.

– N –

Nagashi Uke : blocage balayé.
Nage Waza : technique de projection.
Naifanchi Dachi (Naihanchi Dachi) : voir Kiba Dachi .
Naiwan : dessus de l’avant-bras.
Nakadaka Ippon Ken : articulation du majeur légèrement sortie du poing fermé.
Nami : vague.
Nana (Shichi) : sept (7) – Nanaban = septième.
Natsu : été (la saison).
Neiko Ashi Dachi : une des postures de base.
Ni : deux (2) – Niban = deuxième.
Nidan : deuxième Dan .
Nichi : soleil.
Nihon Ken : deux articulations du poing.
Nihon Nukite (Nihonzuki) : pique de deux doigts (index et majeur).
Niningake : pratique à un contre deux.
Nukite : pique des doigts.
Nunchaku : arme d’ Okinawa dérivée d’un fléau.

– O –

Obi : ceinture.
Oichi : inébranlable.
Oi Tsuki : coup de poing donné en avançant, de la main correspondant à la jambe qui est en avant.
Okinawa : île au large du Japon qui est le berceau des arts martiaux japonais.
Osae Uke : blocage appuyé.
Oss! (Ossu, Ouss) : contraction de Ohayo Gosaimasu (bonjour) ou de Onegai Shimasu (je vous prie)(?). Salut martial, marque de respect, merci, d’accord, entendu, etc…
Otagai : ensemble.
Otagai Ni Rei : salutation mutuelle.
Otoshi Empi Uchi (Otoshi Hiji Ate) : frappe du coude vers le bas.
Oyayubi : pique du pouce.
Oyayubi Ippon Ken : jointure du pouce.

– P –


– Q –


– R –

Randori : échange libre.
Randori No Kata : ensemble codifié de techniques enchaînées, généralement au nombre de sept, entre deux partenaires, l’un jouant du début à la fin l’attaquant, l’autre le défenseur.
Rei : salut.
Reishigi (Reigi) : étiquette, principe du respect du protocole.
Renshi : « personne dont la maturité est totale », expert-instructeur.
Renzoku Waza : techniques combinées.
Ritzurei : salut debout.
Ritzu Zen : méditation debout.
Rokku : six (6) – Rokkuban = sixième.
Ryu : dragon.
Ryu : style d’école.

– S –

Sagi Ashi Dachi : voir Gankaku Dachi .
Sai : arme blanche d’Okinawa ressemblant à une dague ou une broche.
San : trois (3) – Sanban = troisième.
Sanbon Ju Kumite : combat souple formé de trois attaques.
Sanchin : nom d’un Kata respiratoire et musculaire.
Sanchin Dachi : posture du « sablier ».
Sandan : troisième niveau.
Sanpai (Sampai, Senpai, Sempai) : littéralement : ancien. Tout pratiquant ayant plus d’ancienneté que soi. Responsable du Dojo et du respect du code d’éthique.
Sashite : élévation de la main, pour frapper, saisir ou bloquer.
Seiken : poing fondamental ou poing parfait (on utilise deux Kento ).
Seikido : Voie de l’Énergie Circulaire.
Seikido Kaiso : Ouvrir la Voie de l’Énergie Circulaire.
Seiki Jitsu : techniques d’auto-défense du Seikido .
Seiki Taiso : gymnastique énergétique du Seikido .
Seimyo : esprit, énergie du coeur.
Seiryu : la source, le fondement.
Seiryuto : tranchant de la main au niveau du poignet.
Seisuy : Coeur Universel.
Seiza : position assise.
Sen No Sen : anticiper, agir sur la perception de l’intention de l’adversaire.
Sensei : maître, professeur, instructeur.
Sensei Ni Rei : salut au maître.
Shi (Yon) : quatre (4) – Yondan = quatrième.
Shiai : compétition, tournoi.
Shiaijo : lieu de compétition.
Shidoin : instructeur qui n’est pas encore Sensei , assistant-instructeur.
Shihan : maître (dans le Seikido, entre 5e et 7e dan). Titre formel pouvant se traduire par « maître-instructeur », celui qui forme les instructeurs.
Shihan Ni Rei : salut au maître.
Shiho : pratique aux quatre points de polarisation à 360°.
Shiki : phénomènes de la nature, les quatres saisons.
Shiko Dachi : une des postures de base, la posture du Sumo.
Shime Waza : technique d’étranglement.
Shimozeki : mur inférieur du Dojo traditionnellement au nord.
Shiro : blanc.
Shiwari : épreuve de casse.
Shizen : naturel.
Shizen Dachi : une des postures de base.
Shizen Heiko Dachi : une des postures de base.
Shizentai : position naturelle. Le corps est détendu mais alerte.
Shodan : premier Dan .
Shodo : Voie, art de la calligraphie.
Shomen : front ou dessus de la tête. Désigne aussi le devant du Dojo .
Shomen Ni Rei : les élèves saluent vers l’avant du Dojo .
Shuto : tranchant de la main.
Shuto Uke (Shuto Te) : blocage du tranchant de la main.
Shuwan : intérieur de l’avant-bras.
Sochin Dachi : posture « inébranlable ».
Sokuto : tranchant externe du pied.
Soto : extérieur.
Soto Uke : blocage extérieur.
Sukui Uke (Sukui Te) : blocage « ramassant ».
Sun Dome : contrôle.
Sune : tibia.
Suwari Waza : techniques en position assise.
Suzuki : lisière front-cheveux.

– T –

Tai : corps.
Tai Sabaki : technique, déplacement du corps.
Taki : cascade, chute d’eau.
Tamashi : lumière de l’âme, profondeur du coeur.
Tameshiwari : épreuve de casse.
Tanden : océan des énergies.
Tatami : tapis, surface d’entrainement (le Tatami est également l’unité de mesure de surface des maisons japonaises).
Tate Empi : frappe remontante du coude.
Tate Ken : comme Seiken mais la main perpendiculaire au sol.
Tate Tsuki : coup de poing vertical, avec la main perpendiculaire au sol.
Te : main.
Teiji Dachi : posture où les pieds forment un T.
Teisho (Shotei) : base de la paume de la main.
Teisho Uchi : frappe de la base de la paume de la main.
Teisho Uke : blocage de la base de la paume de la main.
Teisoku : dessous du pied, voûte plantaire.
Tekatana : voir Shuto .
Ten : ciel.
Tenshin : technique d’esquive, esprit du ciel.
Tensho : Kata respiratoire d’origine chinoise « appartenant » aujourd’hui au style Goju-Ryu.
Tettsui (Tetsui) : marteau du poing.
Tettsui Uchi : frappe du marteau du poing.
Tobi Geri : coup de pied donné en sautant.
Tokui Waza : technique favorite.
Tonfa : outil agricole que les habitants d’ Okinawa ont tranformé en arme et dont une version moderne est aujourd’hui utilisée par un grand nombre de corps policier occidentaux.
Tori : partenaire défenseur, « celui qui domine, celui qui fait ». Dans certains style de Karaté (Wado Ryu, Uechi Ryu ?), « celui qui domine » devient celui qui attaque.
Tsukami Waza : attraper (n.m.). Technique de blocage où l’on saisie l’arme, le bras ou la jambe de l’adversaire.
Tsuki : coup de poing.
Tsuki Waza : technique de poing.
Tsumasaki : le bout des orteils.
Tsumasaki Geri : coup de pied donné avec les orteils.
Tsuru Ashi Dachi : voir Gankaku Dachi .
Tuite : étude des prises.
Tzuki : lune.

– U –

Uchi : intérieur.
Uchi Empi : mouvement du coude vers l’intérieur du corps.
Uchi Sokuto : côté interne du pied.
Uchi Ude Uke : blocage du bras vers l’intérieur.
Uchideishi : élève direct d’un maître, disciple. Un élève vivant au Dojo et se vouant à l’entraînement et à l’entretient du Dojo (et qui tradionnellement se place au service du Sensei du Dojo).
Ude : avant-bras.
Uke : défense, blocage.
Uke : partenaire attaquant, « celui qui subit, celui qui reçoit ». Dans certains style de Karaté (Wado Ryu, Uechi Ryu ?), « celui qui reçoit » est celui qui reçoit l’attaque, et Uke devient en fait le défenseur.
Ukemi : chute.
Ukemi Waza : techniques de chute.
Ura : opposé.
Ura Kasumi Geri : coup de pied en crochet donné en pivotant.
Ura Ken : dos du poing.
Ura Mawashi Geri : coup de pied retourné à 360°.
Ura Tetsui : revers du marteau du poing.
Ushiro : derrière.
Ushiro Empi : mouvement du coude vers l’arrière du corps.
Ushiro Geri : coup de pied arrière.
Ushiro Kasumi Geri : coup de pied crocheté donné vers l’arrière.
Ushiro Suzuki : arrière du crâne.

– V –


– W –

Washi : aigle.
Washide : « bec de l’aigle ».
Waza : technique(s).

– X –

– Y –

Yaku Soku Ju Kumite : combat souple « action-réaction ».
Yame! : ordre d’arrêter.
Yasme! (Yasumi) : se détendre.
Yoi : tonification du Hara , être prêt.
Yoko : latéral.
Yoko Geri : coup de pied de coté.
Yoko Geri Keage : coup de pied « claquant » de coté.
Yoko Geri Kekomi : coup de pied « poussant » de coté.
Yoko Tobi Geri : coup de pied latéral sauté.
Yomi : sensation intuitive.
Yon (Shi) : quatre (4) – Yonban = quatrième.
Yonhon Ju Kumite : combat souple formé de quatre attaques.
Yonhon Nukite : pique des doigts réunis.
Yubi Basami : les ciseaux.
Yudansha : tenant d’une ceinture noire.

– Z –

Zanshin : attitude mentale de dépassement de soi dans (et par) l’action. Prolongation d’un état alerte même après la fin d’une technique.
Zazen : méditation assise.
Zarei : salut assis (à genou).
Zen : méditation vide, sans objet, vrai et profond silence.
Zenkutsu Dachi : une des postures de base (position de départ).
Zenshin : vers l’avant.
Zori : pantoufles japonaises.

Grades et titres

Kyu et Dan :

En préambule, Il faut juste avoir en tête que le système (Dans et Kyus) que nous connaissons et convoitons tous est très récent et répond aux besoins liés à l’enseignement de masse. Avant lui, un système de certificats (Menkyo) décernés directement du maître à l’élève était (et est toujours !) appliqué dans les écoles anciennes.

C’est Jigoro Kano(fondateur du Judo) qui le premier met en place le système des Kyus et Dan. A l’origine il n’y a que 3 Kyus (ceinture blanche) et 5 Dan (ceinture Noire). Rapidement le nombre de Dan sera augmenté à 10 (voir 15 dans certaines écoles).
Celui qui possède des Dan (et donc la fameuse ceinture noire) est un Yudansha alors que celui qui n’a que des Kyu est un Mudansha.

Il y a 9 Kyu qui correspondent dans la plupart des écoles aux ceintures de couleur :

Dans les écoles qui appliquent les grades « à la japonaise » il n’y a que trois couleurs de ceinture.

• Blanche jusqu’au 4ème Kyu

• marron du 3ème au 1er Kyu

• et noire pour les Dan

On trouve également les ceinture Rouge et blanche pour le 6ème et le 7ème Dan, rouge pour les 8ème et 9ème Dan et un Obi (ceinture large) blanc pour le 10ème Dan .

De là à dire que le cycle est bouclé…. et qu’on a plus qu’à recommencer, je vous laisse juge !

Si c’est encore le professeur qui décerne les Kyu ou ceintures dites de couleurs (jusqu’à marron), en ce qui concerne les Dan dans la majorité des cas c’est une fédération nationale qui les décerne. Pour la France c’est la FFKDA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées), la fédération délégataire d’état qui peut décerner des grades et diplôme officiel reconnu par le Ministère de la jeunesse et des sports. Ce fonctionnement à l’intérêt de rendre possible un enseignement de masse homogène.

J’ai écris « dans la majorité des cas » car il existe des écoles qui ne dépendent pas de fédération sportives dont les Dan sont directement décernés par le « maître« . Certaines de ces écoles sont même reconnues par le DNBK (j’en parle plus bas) et leurs grades sont parfaitement valables du point de vu technique.

Menkyo :

Avant (et aussi en parallèle) de ce système, les Ryu (Ecoles) appliquaient un système de progression basé sur l’attribution de certificat : Les Menkyo.

Il y a de nombreuses variantes de ce système (probablement autant que d’écoles) mais on retient généralement 3 niveaux d’initiations:

Menkyo Shoden qui atteste que l’enseignement préliminaire est maîtrisé,

Menkyo Chuden qui concerne l’enseignement approfondi ou supérieur,

Menkyo Okuden qui concerne l’enseignement secret ou ésotérique.

Il ressort qu’un Dan correspond essentiellement à un niveau technique alors qu’un Menkyo atteste de la capacité à représenter son école tant dans la forme que dans l’esprit. Pour cette raison, le Menkyo ne peut être décerné par personne d’autre que son « maître ».

Le DNBK : Nippon Buto Kaï (Association des vertus martiales du grand Japon) :
J’ai parlé plus haut du DNBK. Cette organisation proche de la famille impériale japonaise est dévolue à la protection et à la promotion des enseignements martiaux japonais traditionnels. Dans certain cas, il est possible de lui faire confirmer un grade ou de faire reconnaître son Dojo.
Cette démarche est utile en priorité aux écoles qui ne sont pas encadrée par une structure importante telle que la FFKDA, FFJDA, FFAAA, FFAB etc…. ou à celles qui désirent revenir à un enseignement traditionnel plus que sportif.

Les disciplines représentées par le DNBK France sont :

Kendo, JiuJutsu, Aïkido, Karaté, Iai, Juken, Judo, Naginata Kyudo, Jodo, Sojutsu, Kobudo.

Les Titres
Enfin, pour finir, je parlerai des différents titres les plus usuellement rencontrés :

Au dojo :

O senseï : Le grand Maître (par exemple M. FUNAKOSHI pour le Karaté),

Senseï : Le maître ou professeur. Il y a une forte notion de respect,

Sempaï : Désigne les aînés,

Kohaï : Désigne les plus jeunes (dans l’enseignement).

Les niveaux d’initiation :

Deshi : C’est le disciple. Il peut être Soto Deshi (disciple externe) ou Uchi Deschi (disciple vivant au Dojo). L’Uchi Deshi peut désigner un disciple qui loge au Dojo pour s’acquitter de diverses tâches en contrepartie des enseignements qu’il reçoit mais aussi un élève que le maître garde avec lui en permanence pour son initiation. Enfin il y a le Kage Deshi (l’élève caché)…. pourquoi donner un nom à ce qui n’est pas sensé exister ????

Renshi : C’est un disciple avancé (Menkyo chuden),

Kyoshi : C’est un instructeur,

Hanshi : Maître d’arme,

Shihan : Maître (modèle),

Menkyo kaiden : Celui qui maîtrise toutes les techniques secrètes ou non de l’école. Ce titre est très rare.

Divers :

Soke : Chef de l’école. Il est le point de référence de son école.



Téléchargez ici la réglementation des grades de la Fédération Française de Karaté

Les Katas

1er Dan :2ième Dan :3ième Dan :4ième Dan :5ième Dan :
Heian ShodanBassai DaiBassai ShoNinjushihoChinte
Heian NidanEmpiGankakuSochinGojushiho Dai
Heian SandanHangetsuJitteJiinGojushiho Sho
Heian YondanJionKanku ShoUnsuMeikyo
Heian GodanKanku daiTekki NidanTekki SandanWankan
Tekki Shodan

Cliquez sur le nom d’un kata pour plus de détails


Définition :

Un kata de karaté se présente comme une suite de 20 à 60 techniques toujours exécutés de la même façon, il sont destinés à transmettre les principes originels des différents Budos. Selon le degré de difficulté du kata, le karatéka effectue des techniques qui simulent un combat établi selon un cheminement précis contre plusieurs adversaires. Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque technique doit être exécutée avec l’état d’esprit d’un combat réel. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier; par exemple les tobi-geri (coup de pied sauté) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï à cheval. Les katas formaient jusqu’à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d’enseignement du karaté; ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres, et en y consacrant du temps le karatéka peut y découvrir une importante source de progression. L’idée même que vous êtes en train de réaliser une technique qui a été transmise de maître à élève depuis 50 ans et dans certains cas depuis 400 ans, est fascinante et peut apporter de l’humilité. Ces exercices apportent bien plus que de la sueur et de la fatigue au karatéka, ils apportent une impression de perpétuité.

L’héritage des Maîtres :

Les katas sont au cœur même de l’histoire du karaté. Ils sont l’héritage que nous lèguent les grands maîtres. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. La plupart des noms japonais sont originaires d’Okinawa, et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés, et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créé. Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Pour d’autres on ne peut que supposer. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont écrits les noms des katas, ne sont pas connus avec certitude, et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.

Pour différentes raisons, les créateurs de katas n’ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu’ils voulaient faire passer en les créant. Un certain nombre de katas se sont perdus au cours de l’histoire. Lorsqu’un maître ne trouvait pas de successeur convenable, il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom du kata dont le contenu demeurait inconnu. Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique. Pratiquement aucun écrit n’a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de Maître à élèves se faisait de manière orale, de plus à l’époque peu d’entre eux savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi). Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n’est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d’où une perte de certain enseignements.

Body Karaté

Le Body Karaté est une discipline apparentière et labellisée par la Fédération Française de Karaté.

Il s’agit d’une pratique qui allie des techniques de karaté sur des musiques rythmées qui permettent, au travers de différentes phases (travail cardio, renforcement musculaire, stretching, relaxation) de favoriser la condition physique et le bien être.

Contrairement aux a priori, le fait qu’il y ai le mot Karaté dans Body Karaté, n’implique pas que l’on se tape dessus !
Il n’y a pas de combat, et pas de coups !

Une manière ludique de faire du sport efficacement et en toute sécurité. Chacun évolue à son rythme.

Le public du Body Karaté s’étend de 12 à 99 ans. Les motivations sont diverses et sont de l’entretien corporel, un remodelage du corps, ou encore un complément de préparation physique pour les compétiteurs.

C’est aussi une activité thérapeutique, parce qu’elle assouplit le corps et détend l’esprit tout en permettant une remise en forme et le développement d’une bonne condition physique.

En résumé, que peut vous apporter le Body-Karaté ?

– Le moyen de se défouler dans un combat virtuel sans adversaire.
– Améliorer vos fonctions cardiaques et pulmonaires.
– Tonifier et sculpter vos principaux groupes de muscles.
– Brûler vos calories pour amincir votre corps et modeler votre silhouette.
– Augmenter votre coordination, agilité, ainsi que votre explosivité.
– Apporter une plus grande confiance en soi et vous déstresser.
– Assouplir votre corps pour vous sentir bien.

Déroulement d’une séance type de body karaté au kcc38

La séance dure une heure et se décompose en diverses phases enchaînées et liées par la musique :

– échauffement: sur environ 5 min, préparation articulaire et élévation progressive du rythme cardiaque, afin d’éviter tout traumatisme ou blessure.

– Travail cardio-vasculaire : il dure entre 15 et 25 min selon les séances. Le but est d’améliorer votre condition physique et votre endurance, ce qui favorisera grandement votre bien être au quotidien.

– Renforcement musculaire :Cette partie dure entre 15 et 25 min selon les séances. Il ne s’agit pas d’une séance de musculation pour prendre du volume, mais de travailler en profondeur toutes les parties du corps en les abordant par zone (adbos, fessiers, cuisses, etc…), vous pourrez ainsi redessiner votre silhouette. Ces zones sont sollicitées sur des exercices dynamiques et aussi des exercices de maintien postural (gainage). Cette partie est très importante, car elle permet d’obtenir une musculature profonde qui améliorera votre équilibre, votre tonus et atténuera ou supprimera les diverses douleurs récurrentes ( mal de dos ,épaule ou genoux faible,etc..)

– Stretching : Il dure entre 5 et 10 min selon les séances, le but est de détendre les zones les plus sollicitées pendant le cours par divers exercices d’étirements. Ils ont plusieurs objectifs, le premier est de réduire les effets post entrainement « négatif » (les fameuses courbatures !!) mais aussi de redonner un peu de souplesse articulaire au corps pour réduire les douleurs dues aux tensions accumulées pendant la journée (position maintenue trop longtemps ou mauvaises positions…). Le but, la encore, n’est pas de faire le grand écart mais d’améliorer votre bien être au quotidien en redonnant un peu de mobilité aux articulations.

– relaxation : elle dure entre 5 et 10 min selon les séances. Elle permet le retour au calme (après l’effort, le réconfort

:top

!). Cette phase peut se présenter sous diverses formes, soit par une posture immobile (allongé, en tailleur,etc….) avec un travail respiratoire spécifique (type sophrologie), soit par des mouvements lents toujours avec une respiration spécifique ( type Qi gong ou Tai Chi Chuan), soit par des exercices à deux de type Shiatsu. On termine en général la séance avec une sensation de bien être très agréable.

N’attendez plus, venez essayer !!

:lu

Karaté Do

Le Karaté Club Charantonnay 38 a pour orientation le karaté style SHOTOKAN.

SHO = Arbre, pin du Japon, l’idée de force au sol, stabilité
TO = Océan, l’idée de mouvement rapide, ondulation, grande énergie
KAN = Maison, Dojo (lieu d’étude et d’échanges); RYU = Ecole

Néanmoins le professeur, de part son cursus élargit des arts martiaux, ouvre également diverses formes de travail comme le Karaté Jutsu, Karaté Défense, Karaté Contact et Body Karaté.

Vous retrouverez donc dans les cours du KCC38 une méthode basée sur la compréhension et non le mimétisme, visant au réalisme et efficacité.


Le salut : pourquoi et comment ?

Le salut est basé sur le respect des ancêtres, des divinités, mais aussi des personnes. On doit respecter les autres, mais aussi soi-même.
Le salut joue un rôle de garde-fou puisqu’il permet d’annihiler l’excès ou le non contrôle de l’agressivité lors de l’entraînement. Il nous rappelle sans cesse que nous travaillons avec un partenaire et non un adversaire, que nous devons respecter et même remercier d’accepter de nous aider à progresser.

La position « seiza » (à genoux, assis sur les talons) et le salut en se prosternant devant une photo, un idéogramme ou une personne, est une sorte de prise de conscience et une marque de respect de l’endroit et de la nature de l’activité.


Les différents types de salut :


Le salut debout (ritsu rei)

Le salut se fait en position debout (shizentai), le regard en direction de l’endroit ou la personne à saluer, en inclinant le buste vers l’avant (environ 30°), le dos droit. Puis retour à la position debout. La profondeur du salut dépend de l’occasion. Dans tous les cas, il convient de garder le dos droit, en particulier au niveau de la nuque. La direction du regard joue un grand rôle pour différencier le type de salut. Il convient en général de garder le regard à l’horizontale, vers le partenaire ou l’enseignant, sauf dans le cas d’un salut au kamiza où à une personne que l’on tient à honorer particulièrement. Traditionnellement, la position des mains diffère selon les sexes. Les femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux, alors que les hommes saluent les mains le long du corps.


On retrouve deux saluts avant le début du cours :


Salut au dōjō:

il se fait en entrant dans la salle de pratique, en direction du kamiza. C’est un salut debout normal, le buste s’inclinant d’à peu près 30 degrés. On évite en général de beaucoup le marquer, afin de ne pas bloquer trop longtemps le passage. Par ce salut, le pratiquant marque l’idée qu’il entre dans un espace régi par des règles différentes de celle de l’extérieur (la hiérarchie dans le dōjō est différente de la hiérarchie sociale habituelle), et qu’il accepte de se conformer à ces règles.


Salut au tatami:

Il se réalise au moment de l’entrée sur le tatami. C’est habituellement un salut à genoux profond, le dos s’inclinant à l’horizontale. Il ne faut pas oublier ensuite de ranger convenablement ses zori (les nu-pieds). Ce salut souligne à nouveau l’entrée dans un espace aux règles particulières. Sur le tatami, le pratiquant va en effet autoriser des choses (attaques, contact physique, projection) qu’il ne permettrait pas à autrui hors du cadre de tatami. Néanmoins, ce salut est souvent effectué en position heisoku dashi (position debout pieds joints et pointes sérrées.


Le rituel du salut :

Les élèves se mettent en place selon la disposition traditionnelle (voir précisions dans la rubrique Dojo), et le plus gradé donne le premier commandement :

« seiza », tous les pratiquants se positionnent à genoux.

Ensuite, on commence par le Mokuso. C’est une méditation, qui s’effectue en seiza, les mains jointes (les doigts de la mains gauche sur les doigts de la main droite et les bouts des pouces se touche à peine), la tête droite, les épaules relâchées, le dos droit. Les yeux sont mi-clos pour s’isoler des autres tout en gardant une certaine vigilance. Ce Mokuso sert à se conditionner psychologiquement à l’entrainement qui va suivre en se concentrant sur sa pratique et en laissant partir toute autre pensées.
Lors du Mokuso, on pratique également une respiration ventrale par le « hara », lente et profonde afin de faire circuler l’énergie, le QI. Cette phase dure de quelques secondes à quelques minutes selon les cours.
Le signal « Mokuso Yame » marque la fin de cette méditation.

Le professeur se tourne vers le Kamiza, vers le portrait du maître et au commandement « shomen ni rei » et tous s’inclinent pour saluer le maître, en signe de respect honorifique.

Le professeur fait ensuite face aux élèves. Parmi eux, le plus ancien lance dans un premier temps l’ordre « sensei ni rei » pour s’incliner et saluer le professeur (sensei), par marque de respect de gratitude pour les enseignements dispensés.

Puis le même élève crie « otaga ni rei » qui signifie « saluons nous entre nous » et l’ensemble des élèves s’inclinent à nouveau. Salut mutuelle de respect et de gratitude de l’aide apporté par autrui dans la progression personnelle du karaté do.

Tout le monde se relève ne même temps à l’ordre « kiritsu » (debout !) et on effectue un autre ritsu rei ( salut debout en Mosubi dashi) pour marquer la fin du rituel des saluts.

En fin de cours, le même rituel est appliqué, y compris pour sortir du tatami et du dojo.

Le salut à genoux :

Une hiérarchie de mouvements ritualise le seiza , c’est un héritage des pratiques guerrières à l’époque des samouraï.
Les samouraï portaient leurs sabres à la ceinture coté gauche. Tout le rituel est effectué pour ne pas être gêné si besoin était de dégainer son sabre en cas d’attaque. Le but est d’être le moins longtemps possible vulnérable.
Pour cela on commence poser d’abord le genou gauche au sol, puis le genou droit, pointes des pieds croisées, on s’assoit sur ses talons, mains sur les cuisses (seiza). Les genoux doivent être ouvert de la largeur deux poings pour les hommes et d’un point pour les femmes.
On prend une inspiration, puis en expirant on pose la main gauche puis la droite. Les mains viennent former un triangle au sol. On s’incline ensuite en expirant totalement. Le regard reste toujours horizontal sauf pour les salut marquant un profond respect d’une personne que l’on veut honorer comme le Kamiza ou un grand maître invité.
On remonte ensuite le buste, puis retour de la main droite, puis la gauche.
Il en est de même pour de relever, on remonte le genou droit en premier lieu, puis le gauche pour se retrouver en position initial, Mosubi dashi.