Auteur/autrice : 9fut0
Lexique
– A –
Age Tsuki : coup de poing court et remontant.
Age Uke : blocage remontant.
Ago : menton.
Aikido : art martial traditionel japonais fondé par Morihei Uyeshiba (La voie de l’harmonie de l’énergie).
Aikidoka : pratiquant d’Aikido.
Aka : rouge.
Aki : automne.
Ao : bleu.
Arigato Gozaimashita : merci beaucoup.
Ashi Barai : balayage du pied.
Ashi Waza : terme générique regroupant l’ensemble des techniques de jambe ou de pied.
Ashino Ura (Uchi Sokuto) : tranchant interne du pied.
Atemi Waza : techniques de frappe.
Awase Uke : blocage « mains jointes ».
– B –
Barai : fauchage ou déviation.
Barate : fouet des doigts.
Bo : bâton long (environ deux mètres).
Boken (Bokken) : sabre de bois.
Budo : Voie martiale, l’art de cultiver la paix.
Bujutsu : technique martiale.
Bunkai : étude détaillée de l’application des techniques employées dans un Kata .
Bushido : Voie du guerrier.
– C –
Chado : la Voie du thé.
Chi : terre.
Chi Mei : coup mortel.
Chikara : force.
Choku Tsuki : coup de poing direct.
Chudan : niveau moyen.
Chudan Tsuki : coup de poing au niveau moyen.
Chudan Uke : blocage moyen.
– D –
Dachi : posture.
Dachi No Kata : étude des postures de base.
Dachi Waza : technique des postures.
Dan : degré après la ceinture noire.
Do : la Voie spirituelle.
Dojo : littéralement, DO=la Voie et JO=le lieu, le Dojo est le lieu de la Voie, où l’on pratique la Voie.
Domo Arigato Gosai Imashita : je vous remercie beaucoup.
Doshu : Fondateur.
Doshu Ni Rei : salut au Fondateur.
Dozo : Je vous en prie.
– E –
Ebi : serpent.
Ekku :rame de bois faisant partie de l’arsenal des armes du Kobudo .
Embusen : représentation au sol du tracé d’un Kata .
Empi (Hempi, Enpi, Hiji) : coude.
Empi Uchi : frappe du coude.
– F –
Fudo Dachi : une des positions de base (les talons relevés, « prêt à bondir »).
Fumikomi Geri : coup de pied latéral écrasant donné au niveau bas.
Fuyu : hiver.
– G –
Gankaku Dachi : une posture à une jambe, posture de la Grue.
Gaiwan : dessous de l’avant-bras.
Gasshuku : camp d’entraînement, stage.
Gedan : niveau bas.
Gedan Barai : blocage descendant.
Gedan Tsuki : coup de poing au viveau bas.
Gedan Ude Uke : blocage bas de l’avant-bras.
Geri : coup de pied.
Go : cinq (5) – Goban = cinquième.
Go No Sen : parer et contrer (accepter l’attaque et contre-attaquer).
Gyaku : inverse, contraire.
Gyaku Mawashi Geri : voir Ura Mawashi Geri .
Gyaku Tsuki : coup de poing opposé à la jambe qui est en avant.
– H –
Hachi : huit (8) – Hachiban = huitième.
Hachiji Dachi : une posture de base.
Hadjime! : allez-y!
Hai! : oui!
Haishu : dos de la main.
Haishu Uchi : frappe du revers de la main.
Haishu Uke : blocage avec le revers de la main.
Haito : revers du tranchant de la main.
Haito Uchi : frappe du revers du tranchant de la main.
Haiwan : extérieur de l’avant-bras.
Hangetsu Dachi : Une posture de base, la posture de la « demi-lune ».
Hanmi : le buste de trois-quarts.
Hara : ventre, centre d’énergie situé dans la région sub-ombilicale.
Haragei : attitude de celui qui est porteur d’un » Hara fort ». Caractérise le maître accompli qui a intériorisé les formes de son art.
Harai Te : technique de balayage de la main.
Harai Waza : techniques de balayage.
Haru : printemps.
Hasami Tsuki : coup de poing en ciseau.
Hebi : voir Ebi .
Heiken : dessous du poing.
Heiko Dachi : une des postures de base.
Heiko Tsuki : coup de poing double.
Hein Ken : articulations de l’index et du majeur légèrement sorties du poing fermé.
Heisoku : dessus du pied.
Heisoku Dachi : une des postures de base.
Heiwa : temps de paix (Hei = époque & Wa = paix).
Hidari : gauche.
Hiji : voir Empi .
Hiji Ate : voir Empi Uchi .
Hiji Uke : blocage avec le coude.
Hikite : action de tirer le poing en arrière.
Hira Basami : creux entre l’index et le pouce, « bouche du tigre ».
Hira Ken : articulations saillantes du poing lorsque seuls les doigts sont repliés.
Hirate : paume de la main.
Hishiryo : penser sans penser, au delà de la pensée.
Hito : voir Haito .
Hitosashi Ippon Ken : voir Ippon Ken .
Hiza : genou.
Hiza Geri : coup de genou.
Hiza Uke : blocage du genou.
Hombu Dojo : le dojo central d’une organization.
Hyoshi : rythme. Notion de préservation de l’environnement direct d’un combattant.
– I –
Iaido : la Voie, l’art de dégainer le sabre, de pourfendre en dégainant.
Ibuki : la respiration.
Ichi : un (1) – Ichiban = premier.
Iie! : non!
Ippon Ken : articulation de l’index.
Ippon Nukite : frappe de l’index.
Iwa : rocher.
– J –
Jitsu (Jutsu, Jiutsu) : technique (au sens large).
Jiutsu : voir Jitsu .
Jo : bâton d’environ 1,5 mètre qui servait à l’origine de bâton de marche.
Jo Sokutei : bol du pied.
Jodan : niveau haut (visage).
Jodan Uke : blocage haut.
Joseki : mur supérieur du Dojo , traditionnellement au sud.
Ju : dix (10) – Juban = dixième.
Ju : souple.
Ju Kumite : combat libre.
Judo : art martial traditionnnel japonais fondé et codifié par maître Jigoro Kano.
Juji Dachi : une des postures de base, avec croisement des jambes.
Juji Uke : technique de blocage, défense avec croisement des mains.
Jung Geri : coup de pied précédé d’une feinte.
Ju Randori : combat libre.
Jutsu : voir Jitsu .
– K –
Ka Sokutei : dessous du talon.
Kagi Tsuki : voir Kaisen Tsuki .
Kaisen Tsuki : coup de poing en éventail.
Kaiten : tourner.
Kakato : talon.
Kakato Geri : coup de pied avec le talon.
Kakete : saisie.
Kakushi Waza : techniques cachées.
Kakuto : dessus du poignet, « col du cygne ».
Kakuto Uchi : frappe du dessus du poignet.
Kakuto Uke : blocage du dessus du poignet.
Kamaete : position en garde.
Kamiza : mur d’honneur du Dojo .
Kansetsu : articulation (coude, genou).
Kansetsu Geri : coup de pied latéral au genou.
Kansetsu Waza : technique de luxation.
Kappo : ramener à soi une personne victime d’un shock au système nerveux.
Kara : vide.
Karaté : mains vide.
Karatédo : Voie de la mains vide.
Karatégi (Keikogi) : tenue d’entrainement.
Karatéka : pratiquant de Karaté.
Kata : forme, moule. Séquence composée de gestes formalisés et codifiés où le pratiquant se bat contre un ou plusieurs attaquants représentant ultimement ses propres ennemis intérieurs.
Katana : sabre japonais.
Kaze : vent.
Keage : percutant, rebondissant.
Keiko (Geiko) : pratique, entraînement.
Keikogi : voir Karategi .
Keito : articulation saillante du pouce.
Kekomi : pénétrant.
Kendo : escrime japonaise.
Kensei : technique utilisant le Kiai silencieux, état de tension interne.
Kento : articulations saillantes du poing (ou l’une d’elles).
Kentsui : voir Tettsui .
Kentsui Uchi : voir Tettsui Uchi .
Keri : pied.
Keri Dachi No Kata : étude des postures de bases avec techniques de pied.
Keri Waza : techniques de pied.
Ki ou Qi : énergie interne.
Kiai : extériorisation, explosion de l’énergie interne dans une union parfaite du corps et de l’esprit et exprimée ou supportée par un cri venant du Hara .
Kiba Dachi : posture du « cavalier », reconnue dans certains style de Karaté comme étant la plus stable.
Kihon : technique de base.
Kime : focalisation, décision ultime. Pénétration finale de l’énergie, intensité maximale délivrée à l’impact d’un coup.
Kin : bas-ventre.
Kin Geri : coup de pied fouetté, effectué avec le dessus du pied, généralement dirigé vers les parties génitales.
Kiritsu : debout.
Kizami Tsuki : coup droit, direct.
Ko Uchi : voir Kakuto Uchi .
Ko Uke : voir Kakuto Uke .
Kobudo : art du maniement des anciennes armes d’ Okinawa .
Kochi : hanche.
Kohai : débutant, pratiquant moins expérimenté que soi.
Koken : dos du poignet.
Kokoro : coeur, au sens spirituel du terme.
Kokutsu Dachi : une des postures de base.
Kokyu : respiration.
Kosa Dachi : posture jambes croisées.
Koshi : coussin du pied, sous le pied, partie charnue avant les orteils.
Koshin : vers l’arrière.
Ku : vacuité, vide, air.
Kuatsu : technique ramenant à la vie une personne évanouie à cause d’une strangulation ou d’un choc.
Kubotan : dispositif d’autodéfense créé par Takayuki Kubota, servant habituellement de porte-clefs.
Kumade : paume de la main avec les doigts repliés, « patte d’ours ».
Kumite : combat/étude.
Kyoshi : maître-instructeur.
Kyu : neuf (9) – Kyuban = neuvième.
Kyu : grades jusqu’à la ceinture noire.
Kyudo : la Voie du tir à l’arc.
Kyusho Waza : techniques des points de pression.
– L –
– M –
Ma (Ma-ai) : distance (travail, harmonie des distances).
Mae : devant ou face.
Mae Ashi Geri : coup de pied donné de la jambe qui est en avant.
Mae Geri : coup de pied droit.
Mae Geri Keage : coup de pied droit « fouetté » vers le haut.
Mae Geri Kekomi : coup de pied droit « poussé ».
Mae Hiza Geri : coup de genou vers l’avant.
Mae Ukomi : chute avant.
Makiwara : paillasson de raffia monté sur une planche pour s’exercer à la frappe.
Makoto : état d’absolue sincérité et de franchise totale, que l’on n’atteint qu’avec un esprit pur, libre et disponible.
Manabu : apprentissage par imitation.
Matsu : pin, arbre.
Matte : attendez!
Mawashi : mouvement circulaire.
Mawashi Empi Ate : voir Mawashi Hiji Ate .
Mawashi Geri : coup de pied circulaire, 180°.
Mawashi Hiji Ate : coup de coude circulaire.
Mawashi Hiza Geri : coup de genou circulaire.
Mawashi Tsuki : coup de poing circulaire.
Mawatte! : tournez!
Michi : le chemin à suivre.
Migi : droite.
Mikazuki Geri : coup de pied en croissant de lune.
Mikazuki Uke : blocage avec le bol du pied.
Mokuso : méditation.
Morote Tsuki : coup de poing double.
Morote Uke : technique de blocage avec les deux bras.
Mudansha : nom donné aux élèves avant la ceinture noire.
Mushin : esprit vide, état où l’on peut agir purement par intuition.
Mushotoku : sans but ni esprit de profit.
Musubi Dachi : une des postures de base.
Muzenin : Attitude cosmique.
– N –
Nagashi Uke : blocage balayé.
Nage Waza : technique de projection.
Naifanchi Dachi (Naihanchi Dachi) : voir Kiba Dachi .
Naiwan : dessus de l’avant-bras.
Nakadaka Ippon Ken : articulation du majeur légèrement sortie du poing fermé.
Nami : vague.
Nana (Shichi) : sept (7) – Nanaban = septième.
Natsu : été (la saison).
Neiko Ashi Dachi : une des postures de base.
Ni : deux (2) – Niban = deuxième.
Nidan : deuxième Dan .
Nichi : soleil.
Nihon Ken : deux articulations du poing.
Nihon Nukite (Nihonzuki) : pique de deux doigts (index et majeur).
Niningake : pratique à un contre deux.
Nukite : pique des doigts.
Nunchaku : arme d’ Okinawa dérivée d’un fléau.
– O –
Obi : ceinture.
Oichi : inébranlable.
Oi Tsuki : coup de poing donné en avançant, de la main correspondant à la jambe qui est en avant.
Okinawa : île au large du Japon qui est le berceau des arts martiaux japonais.
Osae Uke : blocage appuyé.
Oss! (Ossu, Ouss) : contraction de Ohayo Gosaimasu (bonjour) ou de Onegai Shimasu (je vous prie)(?). Salut martial, marque de respect, merci, d’accord, entendu, etc…
Otagai : ensemble.
Otagai Ni Rei : salutation mutuelle.
Otoshi Empi Uchi (Otoshi Hiji Ate) : frappe du coude vers le bas.
Oyayubi : pique du pouce.
Oyayubi Ippon Ken : jointure du pouce.
– P –
– Q –
– R –
Randori : échange libre.
Randori No Kata : ensemble codifié de techniques enchaînées, généralement au nombre de sept, entre deux partenaires, l’un jouant du début à la fin l’attaquant, l’autre le défenseur.
Rei : salut.
Reishigi (Reigi) : étiquette, principe du respect du protocole.
Renshi : « personne dont la maturité est totale », expert-instructeur.
Renzoku Waza : techniques combinées.
Ritzurei : salut debout.
Ritzu Zen : méditation debout.
Rokku : six (6) – Rokkuban = sixième.
Ryu : dragon.
Ryu : style d’école.
– S –
Sagi Ashi Dachi : voir Gankaku Dachi .
Sai : arme blanche d’Okinawa ressemblant à une dague ou une broche.
San : trois (3) – Sanban = troisième.
Sanbon Ju Kumite : combat souple formé de trois attaques.
Sanchin : nom d’un Kata respiratoire et musculaire.
Sanchin Dachi : posture du « sablier ».
Sandan : troisième niveau.
Sanpai (Sampai, Senpai, Sempai) : littéralement : ancien. Tout pratiquant ayant plus d’ancienneté que soi. Responsable du Dojo et du respect du code d’éthique.
Sashite : élévation de la main, pour frapper, saisir ou bloquer.
Seiken : poing fondamental ou poing parfait (on utilise deux Kento ).
Seikido : Voie de l’Énergie Circulaire.
Seikido Kaiso : Ouvrir la Voie de l’Énergie Circulaire.
Seiki Jitsu : techniques d’auto-défense du Seikido .
Seiki Taiso : gymnastique énergétique du Seikido .
Seimyo : esprit, énergie du coeur.
Seiryu : la source, le fondement.
Seiryuto : tranchant de la main au niveau du poignet.
Seisuy : Coeur Universel.
Seiza : position assise.
Sen No Sen : anticiper, agir sur la perception de l’intention de l’adversaire.
Sensei : maître, professeur, instructeur.
Sensei Ni Rei : salut au maître.
Shi (Yon) : quatre (4) – Yondan = quatrième.
Shiai : compétition, tournoi.
Shiaijo : lieu de compétition.
Shidoin : instructeur qui n’est pas encore Sensei , assistant-instructeur.
Shihan : maître (dans le Seikido, entre 5e et 7e dan). Titre formel pouvant se traduire par « maître-instructeur », celui qui forme les instructeurs.
Shihan Ni Rei : salut au maître.
Shiho : pratique aux quatre points de polarisation à 360°.
Shiki : phénomènes de la nature, les quatres saisons.
Shiko Dachi : une des postures de base, la posture du Sumo.
Shime Waza : technique d’étranglement.
Shimozeki : mur inférieur du Dojo traditionnellement au nord.
Shiro : blanc.
Shiwari : épreuve de casse.
Shizen : naturel.
Shizen Dachi : une des postures de base.
Shizen Heiko Dachi : une des postures de base.
Shizentai : position naturelle. Le corps est détendu mais alerte.
Shodan : premier Dan .
Shodo : Voie, art de la calligraphie.
Shomen : front ou dessus de la tête. Désigne aussi le devant du Dojo .
Shomen Ni Rei : les élèves saluent vers l’avant du Dojo .
Shuto : tranchant de la main.
Shuto Uke (Shuto Te) : blocage du tranchant de la main.
Shuwan : intérieur de l’avant-bras.
Sochin Dachi : posture « inébranlable ».
Sokuto : tranchant externe du pied.
Soto : extérieur.
Soto Uke : blocage extérieur.
Sukui Uke (Sukui Te) : blocage « ramassant ».
Sun Dome : contrôle.
Sune : tibia.
Suwari Waza : techniques en position assise.
Suzuki : lisière front-cheveux.
– T –
Tai : corps.
Tai Sabaki : technique, déplacement du corps.
Taki : cascade, chute d’eau.
Tamashi : lumière de l’âme, profondeur du coeur.
Tameshiwari : épreuve de casse.
Tanden : océan des énergies.
Tatami : tapis, surface d’entrainement (le Tatami est également l’unité de mesure de surface des maisons japonaises).
Tate Empi : frappe remontante du coude.
Tate Ken : comme Seiken mais la main perpendiculaire au sol.
Tate Tsuki : coup de poing vertical, avec la main perpendiculaire au sol.
Te : main.
Teiji Dachi : posture où les pieds forment un T.
Teisho (Shotei) : base de la paume de la main.
Teisho Uchi : frappe de la base de la paume de la main.
Teisho Uke : blocage de la base de la paume de la main.
Teisoku : dessous du pied, voûte plantaire.
Tekatana : voir Shuto .
Ten : ciel.
Tenshin : technique d’esquive, esprit du ciel.
Tensho : Kata respiratoire d’origine chinoise « appartenant » aujourd’hui au style Goju-Ryu.
Tettsui (Tetsui) : marteau du poing.
Tettsui Uchi : frappe du marteau du poing.
Tobi Geri : coup de pied donné en sautant.
Tokui Waza : technique favorite.
Tonfa : outil agricole que les habitants d’ Okinawa ont tranformé en arme et dont une version moderne est aujourd’hui utilisée par un grand nombre de corps policier occidentaux.
Tori : partenaire défenseur, « celui qui domine, celui qui fait ». Dans certains style de Karaté (Wado Ryu, Uechi Ryu ?), « celui qui domine » devient celui qui attaque.
Tsukami Waza : attraper (n.m.). Technique de blocage où l’on saisie l’arme, le bras ou la jambe de l’adversaire.
Tsuki : coup de poing.
Tsuki Waza : technique de poing.
Tsumasaki : le bout des orteils.
Tsumasaki Geri : coup de pied donné avec les orteils.
Tsuru Ashi Dachi : voir Gankaku Dachi .
Tuite : étude des prises.
Tzuki : lune.
– U –
Uchi : intérieur.
Uchi Empi : mouvement du coude vers l’intérieur du corps.
Uchi Sokuto : côté interne du pied.
Uchi Ude Uke : blocage du bras vers l’intérieur.
Uchideishi : élève direct d’un maître, disciple. Un élève vivant au Dojo et se vouant à l’entraînement et à l’entretient du Dojo (et qui tradionnellement se place au service du Sensei du Dojo).
Ude : avant-bras.
Uke : défense, blocage.
Uke : partenaire attaquant, « celui qui subit, celui qui reçoit ». Dans certains style de Karaté (Wado Ryu, Uechi Ryu ?), « celui qui reçoit » est celui qui reçoit l’attaque, et Uke devient en fait le défenseur.
Ukemi : chute.
Ukemi Waza : techniques de chute.
Ura : opposé.
Ura Kasumi Geri : coup de pied en crochet donné en pivotant.
Ura Ken : dos du poing.
Ura Mawashi Geri : coup de pied retourné à 360°.
Ura Tetsui : revers du marteau du poing.
Ushiro : derrière.
Ushiro Empi : mouvement du coude vers l’arrière du corps.
Ushiro Geri : coup de pied arrière.
Ushiro Kasumi Geri : coup de pied crocheté donné vers l’arrière.
Ushiro Suzuki : arrière du crâne.
– V –
– W –
Washi : aigle.
Washide : « bec de l’aigle ».
Waza : technique(s).
– X –
– Y –
Yaku Soku Ju Kumite : combat souple « action-réaction ».
Yame! : ordre d’arrêter.
Yasme! (Yasumi) : se détendre.
Yoi : tonification du Hara , être prêt.
Yoko : latéral.
Yoko Geri : coup de pied de coté.
Yoko Geri Keage : coup de pied « claquant » de coté.
Yoko Geri Kekomi : coup de pied « poussant » de coté.
Yoko Tobi Geri : coup de pied latéral sauté.
Yomi : sensation intuitive.
Yon (Shi) : quatre (4) – Yonban = quatrième.
Yonhon Ju Kumite : combat souple formé de quatre attaques.
Yonhon Nukite : pique des doigts réunis.
Yubi Basami : les ciseaux.
Yudansha : tenant d’une ceinture noire.
– Z –
Zanshin : attitude mentale de dépassement de soi dans (et par) l’action. Prolongation d’un état alerte même après la fin d’une technique.
Zazen : méditation assise.
Zarei : salut assis (à genou).
Zen : méditation vide, sans objet, vrai et profond silence.
Zenkutsu Dachi : une des postures de base (position de départ).
Zenshin : vers l’avant.
Zori : pantoufles japonaises.
Grades et titres
Kyu et Dan :
En préambule, Il faut juste avoir en tête que le système (Dans et Kyus) que nous connaissons et convoitons tous est très récent et répond aux besoins liés à l’enseignement de masse. Avant lui, un système de certificats (Menkyo) décernés directement du maître à l’élève était (et est toujours !) appliqué dans les écoles anciennes.
C’est Jigoro Kano(fondateur du Judo) qui le premier met en place le système des Kyus et Dan. A l’origine il n’y a que 3 Kyus (ceinture blanche) et 5 Dan (ceinture Noire). Rapidement le nombre de Dan sera augmenté à 10 (voir 15 dans certaines écoles).
Celui qui possède des Dan (et donc la fameuse ceinture noire) est un Yudansha alors que celui qui n’a que des Kyu est un Mudansha.
Il y a 9 Kyu qui correspondent dans la plupart des écoles aux ceintures de couleur :

Dans les écoles qui appliquent les grades « à la japonaise » il n’y a que trois couleurs de ceinture.
• Blanche jusqu’au 4ème Kyu
• marron du 3ème au 1er Kyu
• et noire pour les Dan
On trouve également les ceinture Rouge et blanche pour le 6ème et le 7ème Dan, rouge pour les 8ème et 9ème Dan et un Obi (ceinture large) blanc pour le 10ème Dan .
De là à dire que le cycle est bouclé…. et qu’on a plus qu’à recommencer, je vous laisse juge !
Si c’est encore le professeur qui décerne les Kyu ou ceintures dites de couleurs (jusqu’à marron), en ce qui concerne les Dan dans la majorité des cas c’est une fédération nationale qui les décerne. Pour la France c’est la FFKDA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées), la fédération délégataire d’état qui peut décerner des grades et diplôme officiel reconnu par le Ministère de la jeunesse et des sports. Ce fonctionnement à l’intérêt de rendre possible un enseignement de masse homogène.
J’ai écris « dans la majorité des cas » car il existe des écoles qui ne dépendent pas de fédération sportives dont les Dan sont directement décernés par le « maître« . Certaines de ces écoles sont même reconnues par le DNBK (j’en parle plus bas) et leurs grades sont parfaitement valables du point de vu technique.
Menkyo :
Avant (et aussi en parallèle) de ce système, les Ryu (Ecoles) appliquaient un système de progression basé sur l’attribution de certificat : Les Menkyo.
Il y a de nombreuses variantes de ce système (probablement autant que d’écoles) mais on retient généralement 3 niveaux d’initiations:
• Menkyo Shoden qui atteste que l’enseignement préliminaire est maîtrisé,
• Menkyo Chuden qui concerne l’enseignement approfondi ou supérieur,
• Menkyo Okuden qui concerne l’enseignement secret ou ésotérique.
Il ressort qu’un Dan correspond essentiellement à un niveau technique alors qu’un Menkyo atteste de la capacité à représenter son école tant dans la forme que dans l’esprit. Pour cette raison, le Menkyo ne peut être décerné par personne d’autre que son « maître ».
Le DNBK : Nippon Buto Kaï (Association des vertus martiales du grand Japon) :
J’ai parlé plus haut du DNBK. Cette organisation proche de la famille impériale japonaise est dévolue à la protection et à la promotion des enseignements martiaux japonais traditionnels. Dans certain cas, il est possible de lui faire confirmer un grade ou de faire reconnaître son Dojo.
Cette démarche est utile en priorité aux écoles qui ne sont pas encadrée par une structure importante telle que la FFKDA, FFJDA, FFAAA, FFAB etc…. ou à celles qui désirent revenir à un enseignement traditionnel plus que sportif.
Les disciplines représentées par le DNBK France sont :
Kendo, JiuJutsu, Aïkido, Karaté, Iai, Juken, Judo, Naginata Kyudo, Jodo, Sojutsu, Kobudo.
Les Titres
Enfin, pour finir, je parlerai des différents titres les plus usuellement rencontrés :
Au dojo :
• O senseï : Le grand Maître (par exemple M. FUNAKOSHI pour le Karaté),
• Senseï : Le maître ou professeur. Il y a une forte notion de respect,
• Sempaï : Désigne les aînés,
• Kohaï : Désigne les plus jeunes (dans l’enseignement).
Les niveaux d’initiation :
• Deshi : C’est le disciple. Il peut être Soto Deshi (disciple externe) ou Uchi Deschi (disciple vivant au Dojo). L’Uchi Deshi peut désigner un disciple qui loge au Dojo pour s’acquitter de diverses tâches en contrepartie des enseignements qu’il reçoit mais aussi un élève que le maître garde avec lui en permanence pour son initiation. Enfin il y a le Kage Deshi (l’élève caché)…. pourquoi donner un nom à ce qui n’est pas sensé exister ????
• Renshi : C’est un disciple avancé (Menkyo chuden),
• Kyoshi : C’est un instructeur,
• Hanshi : Maître d’arme,
• Shihan : Maître (modèle),
• Menkyo kaiden : Celui qui maîtrise toutes les techniques secrètes ou non de l’école. Ce titre est très rare.
Divers :
• Soke : Chef de l’école. Il est le point de référence de son école.
Téléchargez ici la réglementation des grades de la Fédération Française de Karaté
Les Katas
Cliquez sur le nom d’un kata pour plus de détails
Définition :
Un kata de karaté se présente comme une suite de 20 à 60 techniques toujours exécutés de la même façon, il sont destinés à transmettre les principes originels des différents Budos. Selon le degré de difficulté du kata, le karatéka effectue des techniques qui simulent un combat établi selon un cheminement précis contre plusieurs adversaires. Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque technique doit être exécutée avec l’état d’esprit d’un combat réel. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier; par exemple les tobi-geri (coup de pied sauté) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï à cheval. Les katas formaient jusqu’à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d’enseignement du karaté; ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres, et en y consacrant du temps le karatéka peut y découvrir une importante source de progression. L’idée même que vous êtes en train de réaliser une technique qui a été transmise de maître à élève depuis 50 ans et dans certains cas depuis 400 ans, est fascinante et peut apporter de l’humilité. Ces exercices apportent bien plus que de la sueur et de la fatigue au karatéka, ils apportent une impression de perpétuité.
L’héritage des Maîtres :
Les katas sont au cœur même de l’histoire du karaté. Ils sont l’héritage que nous lèguent les grands maîtres. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. La plupart des noms japonais sont originaires d’Okinawa, et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés, et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créé. Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Pour d’autres on ne peut que supposer. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont écrits les noms des katas, ne sont pas connus avec certitude, et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.
Pour différentes raisons, les créateurs de katas n’ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu’ils voulaient faire passer en les créant. Un certain nombre de katas se sont perdus au cours de l’histoire. Lorsqu’un maître ne trouvait pas de successeur convenable, il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom du kata dont le contenu demeurait inconnu. Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique. Pratiquement aucun écrit n’a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de Maître à élèves se faisait de manière orale, de plus à l’époque peu d’entre eux savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi). Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n’est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d’où une perte de certain enseignements.
Body Karaté
Le Body Karaté est une discipline apparentière et labellisée par la Fédération Française de Karaté.
Il s’agit d’une pratique qui allie des techniques de karaté sur des musiques rythmées qui permettent, au travers de différentes phases (travail cardio, renforcement musculaire, stretching, relaxation) de favoriser la condition physique et le bien être.


Contrairement aux a priori, le fait qu’il y ai le mot Karaté dans Body Karaté, n’implique pas que l’on se tape dessus !
Il n’y a pas de combat, et pas de coups !
Une manière ludique de faire du sport efficacement et en toute sécurité. Chacun évolue à son rythme.

Le public du Body Karaté s’étend de 12 à 99 ans. Les motivations sont diverses et sont de l’entretien corporel, un remodelage du corps, ou encore un complément de préparation physique pour les compétiteurs.
C’est aussi une activité thérapeutique, parce qu’elle assouplit le corps et détend l’esprit tout en permettant une remise en forme et le développement d’une bonne condition physique.
En résumé, que peut vous apporter le Body-Karaté ?
– Le moyen de se défouler dans un combat virtuel sans adversaire.
– Améliorer vos fonctions cardiaques et pulmonaires.
– Tonifier et sculpter vos principaux groupes de muscles.
– Brûler vos calories pour amincir votre corps et modeler votre silhouette.
– Augmenter votre coordination, agilité, ainsi que votre explosivité.
– Apporter une plus grande confiance en soi et vous déstresser.
– Assouplir votre corps pour vous sentir bien.
Déroulement d’une séance type de body karaté au kcc38
La séance dure une heure et se décompose en diverses phases enchaînées et liées par la musique :
– échauffement: sur environ 5 min, préparation articulaire et élévation progressive du rythme cardiaque, afin d’éviter tout traumatisme ou blessure.
– Travail cardio-vasculaire : il dure entre 15 et 25 min selon les séances. Le but est d’améliorer votre condition physique et votre endurance, ce qui favorisera grandement votre bien être au quotidien.
– Renforcement musculaire :Cette partie dure entre 15 et 25 min selon les séances. Il ne s’agit pas d’une séance de musculation pour prendre du volume, mais de travailler en profondeur toutes les parties du corps en les abordant par zone (adbos, fessiers, cuisses, etc…), vous pourrez ainsi redessiner votre silhouette. Ces zones sont sollicitées sur des exercices dynamiques et aussi des exercices de maintien postural (gainage). Cette partie est très importante, car elle permet d’obtenir une musculature profonde qui améliorera votre équilibre, votre tonus et atténuera ou supprimera les diverses douleurs récurrentes ( mal de dos ,épaule ou genoux faible,etc..)
– Stretching : Il dure entre 5 et 10 min selon les séances, le but est de détendre les zones les plus sollicitées pendant le cours par divers exercices d’étirements. Ils ont plusieurs objectifs, le premier est de réduire les effets post entrainement « négatif » (les fameuses courbatures !!) mais aussi de redonner un peu de souplesse articulaire au corps pour réduire les douleurs dues aux tensions accumulées pendant la journée (position maintenue trop longtemps ou mauvaises positions…). Le but, la encore, n’est pas de faire le grand écart mais d’améliorer votre bien être au quotidien en redonnant un peu de mobilité aux articulations.
– relaxation : elle dure entre 5 et 10 min selon les séances. Elle permet le retour au calme (après l’effort, le réconfort

!). Cette phase peut se présenter sous diverses formes, soit par une posture immobile (allongé, en tailleur,etc….) avec un travail respiratoire spécifique (type sophrologie), soit par des mouvements lents toujours avec une respiration spécifique ( type Qi gong ou Tai Chi Chuan), soit par des exercices à deux de type Shiatsu. On termine en général la séance avec une sensation de bien être très agréable.
N’attendez plus, venez essayer !!

Karaté Do
Le Karaté Club Charantonnay 38 a pour orientation le karaté style SHOTOKAN.
SHO = Arbre, pin du Japon, l’idée de force au sol, stabilité
TO = Océan, l’idée de mouvement rapide, ondulation, grande énergie
KAN = Maison, Dojo (lieu d’étude et d’échanges); RYU = Ecole
Néanmoins le professeur, de part son cursus élargit des arts martiaux, ouvre également diverses formes de travail comme le Karaté Jutsu, Karaté Défense, Karaté Contact et Body Karaté.
Vous retrouverez donc dans les cours du KCC38 une méthode basée sur la compréhension et non le mimétisme, visant au réalisme et efficacité.
Le salut : pourquoi et comment ?

Le salut est basé sur le respect des ancêtres, des divinités, mais aussi des personnes. On doit respecter les autres, mais aussi soi-même.
Le salut joue un rôle de garde-fou puisqu’il permet d’annihiler l’excès ou le non contrôle de l’agressivité lors de l’entraînement. Il nous rappelle sans cesse que nous travaillons avec un partenaire et non un adversaire, que nous devons respecter et même remercier d’accepter de nous aider à progresser.
La position « seiza » (à genoux, assis sur les talons) et le salut en se prosternant devant une photo, un idéogramme ou une personne, est une sorte de prise de conscience et une marque de respect de l’endroit et de la nature de l’activité.
Les différents types de salut :
Le salut debout (ritsu rei)

Le salut se fait en position debout (shizentai), le regard en direction de l’endroit ou la personne à saluer, en inclinant le buste vers l’avant (environ 30°), le dos droit. Puis retour à la position debout. La profondeur du salut dépend de l’occasion. Dans tous les cas, il convient de garder le dos droit, en particulier au niveau de la nuque. La direction du regard joue un grand rôle pour différencier le type de salut. Il convient en général de garder le regard à l’horizontale, vers le partenaire ou l’enseignant, sauf dans le cas d’un salut au kamiza où à une personne que l’on tient à honorer particulièrement. Traditionnellement, la position des mains diffère selon les sexes. Les femmes saluent en laissant les mains glisser vers leurs genoux, alors que les hommes saluent les mains le long du corps.
On retrouve deux saluts avant le début du cours :
Salut au dōjō:
il se fait en entrant dans la salle de pratique, en direction du kamiza. C’est un salut debout normal, le buste s’inclinant d’à peu près 30 degrés. On évite en général de beaucoup le marquer, afin de ne pas bloquer trop longtemps le passage. Par ce salut, le pratiquant marque l’idée qu’il entre dans un espace régi par des règles différentes de celle de l’extérieur (la hiérarchie dans le dōjō est différente de la hiérarchie sociale habituelle), et qu’il accepte de se conformer à ces règles.
Salut au tatami:
Il se réalise au moment de l’entrée sur le tatami. C’est habituellement un salut à genoux profond, le dos s’inclinant à l’horizontale. Il ne faut pas oublier ensuite de ranger convenablement ses zori (les nu-pieds). Ce salut souligne à nouveau l’entrée dans un espace aux règles particulières. Sur le tatami, le pratiquant va en effet autoriser des choses (attaques, contact physique, projection) qu’il ne permettrait pas à autrui hors du cadre de tatami. Néanmoins, ce salut est souvent effectué en position heisoku dashi (position debout pieds joints et pointes sérrées.
Le rituel du salut :
Les élèves se mettent en place selon la disposition traditionnelle (voir précisions dans la rubrique Dojo), et le plus gradé donne le premier commandement :
« seiza », tous les pratiquants se positionnent à genoux.

Ensuite, on commence par le Mokuso. C’est une méditation, qui s’effectue en seiza, les mains jointes (les doigts de la mains gauche sur les doigts de la main droite et les bouts des pouces se touche à peine), la tête droite, les épaules relâchées, le dos droit. Les yeux sont mi-clos pour s’isoler des autres tout en gardant une certaine vigilance. Ce Mokuso sert à se conditionner psychologiquement à l’entrainement qui va suivre en se concentrant sur sa pratique et en laissant partir toute autre pensées.
Lors du Mokuso, on pratique également une respiration ventrale par le « hara », lente et profonde afin de faire circuler l’énergie, le QI. Cette phase dure de quelques secondes à quelques minutes selon les cours.
Le signal « Mokuso Yame » marque la fin de cette méditation.
Le professeur se tourne vers le Kamiza, vers le portrait du maître et au commandement « shomen ni rei » et tous s’inclinent pour saluer le maître, en signe de respect honorifique.
Le professeur fait ensuite face aux élèves. Parmi eux, le plus ancien lance dans un premier temps l’ordre « sensei ni rei » pour s’incliner et saluer le professeur (sensei), par marque de respect de gratitude pour les enseignements dispensés.
Puis le même élève crie « otaga ni rei » qui signifie « saluons nous entre nous » et l’ensemble des élèves s’inclinent à nouveau. Salut mutuelle de respect et de gratitude de l’aide apporté par autrui dans la progression personnelle du karaté do.

Tout le monde se relève ne même temps à l’ordre « kiritsu » (debout !) et on effectue un autre ritsu rei ( salut debout en Mosubi dashi) pour marquer la fin du rituel des saluts.
En fin de cours, le même rituel est appliqué, y compris pour sortir du tatami et du dojo.
Le salut à genoux :
Une hiérarchie de mouvements ritualise le seiza , c’est un héritage des pratiques guerrières à l’époque des samouraï.
Les samouraï portaient leurs sabres à la ceinture coté gauche. Tout le rituel est effectué pour ne pas être gêné si besoin était de dégainer son sabre en cas d’attaque. Le but est d’être le moins longtemps possible vulnérable.
Pour cela on commence poser d’abord le genou gauche au sol, puis le genou droit, pointes des pieds croisées, on s’assoit sur ses talons, mains sur les cuisses (seiza). Les genoux doivent être ouvert de la largeur deux poings pour les hommes et d’un point pour les femmes.
On prend une inspiration, puis en expirant on pose la main gauche puis la droite. Les mains viennent former un triangle au sol. On s’incline ensuite en expirant totalement. Le regard reste toujours horizontal sauf pour les salut marquant un profond respect d’une personne que l’on veut honorer comme le Kamiza ou un grand maître invité.
On remonte ensuite le buste, puis retour de la main droite, puis la gauche.
Il en est de même pour de relever, on remonte le genou droit en premier lieu, puis le gauche pour se retrouver en position initial, Mosubi dashi.
Dōjō

La salle d’entraînement appelée dojo, se décompose en deux idéogrammes Dō et Jō, le premier signifiant la voie, et le second représente l’endroit. Le dojo est donc le lieu où l’on recherche la voie. Il est associé à un code d’éthique appelé le Dojo kun qui définit les valeurs nécessaires pour l’entraînement physique et philosophique au karaté. Il se définit comme étant l’énumération des règles (Kaisetsu) en usage dans un Dojo de karaté pour une attitude (Shisei) juste, tout au long de la progression. La conduite des pratiquants de karaté Shotokan, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du dojo, est géré par ces règles.
Le Dōjō traditionnel

Traditionnellement, le dôjô obéit à des règles concernant son orientation, règles fixées par l’Empereur Kammu (736-805), pendant l’ère Heïan, en 794 lors de l’édification du Butokuden ou « Salle de la Vertu chevaleresque », dojo situé dans le parc du Palais Impérial de Heïan Jingu à Kyoto (construit en l’honneur de Sakanoue Tamuramaro qui, après une campagne militaire reçut le titre de Sei I Tai Shogun ou « Généralissime Dompteur des Barbares »)
Le côté honorifique, dit kamiza -上座 (le côté élevé) est situé face au Sud. C’est “l’Assise (Za) des Esprits (Kami)”.
Kami signifie littéralement Feu (Ka) et Eau (Mi). Les Kami, divinités de l’Eau et du Feu, protègent le Japon. Ainsi les pilotes se jetant sur les porte-avions américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale se nommaient “Kamikaze”. Kaze, dans ce cas représente le Vent. Le Kamikaze est donc le “Vent Divin Protecteur du Japon” mais aussi le “Vent de Feu et d’Eau”.

Le kamiza dispose d’un autel : le Tokonoma, où l’on peut déposer de nombreux éléments décoratifs. A l’origine cet autel était constitué d’une niche représentant symboliquement la grotte céleste dans laquelle s’était réfugiée Amateratsu O Mi Kami “Grande Auguste Kami Illuminant du Ciel” et qui est à l’origine des dynasties impériales.
Dans cette niche, l’Empereur conservait les “Trois Joyaux” du Japon : un miroir de bronze poli, une épée droite, un joyau écarlate.
Le miroir servit à faire sortir Amateratsu de sa retraite en lui renvoyant son propre reflet qu’elle prit pour une concurrente.
L’épée droite fut trouvée dans un dragon tué par Hayasusanoo No Makoto le “Prince Masculin Puissant et Impérieux”.
Cette épée nommée “Fauchant l’Herbe” (Kusanagi No Tsurugi) sauva des flammes le Prince Shotoku (572 – 622) qui échappa grâce à elle à un incendie allumé par des conspirateurs.
Il s’agit, en réalité, d’une merveilleuse épée chinoise (Jian) à double tranchant qui servit de modèle aux premiers sabres japonais (Ken).
Le joyau écarlate est d’origine inconnue et seul l’empereur peut le contempler.
A côté du miroir ou de petites cloches de bronze, on déposa par la suite dans le tokonoma le Daisho. Dans des périodes moins troublées, on y déposa des éléments plus pacifiques tels qu’un kakemono. Aujourd’hui, il est le plus souvent décoré d’un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. C’est le lien de l’Est, qui correspond à l’Energie du Bois et au Dragon Vert, donc à la bravoure chevaleresque. Il est traditionnel d’y déposer un bouquet (Ikebana) ou un Bonsaï qui matérialisera les forces de la Nature. En fait on peut utiliser de nombreux éléments décoratifs : pierre ou poterie ancienne, statuette de bronze, éventail de fer, casque (Kabuto), ou même une armure ancienne. Parfois dans les dôjô traditionnels, ce mur était composé d’une cloison de bois permettant d’y disposer divers rangements.

On y dissimulait des armes ainsi que les archives du dôjô dont les fameux rouleaux (Maki) comportant les enseignements ésotériques de l’école (Himitsudo).
L’enseignant s’assied dos au kamiza. C’est aussi de ce côté qu’est placé un invité de marque.
Le mur d’en face est le shimoza – 下座 (côté bas), où sont assis les élèves. C’est l’Assise (Za) des Ancêtres (Shimo – du japonais ancien Shimeru : être à l’origine). Le Shimoza représente à la fois le culte des ancêtres et la piété filiale ainsi que la force des anciennes traditions. Il correspond à la justice et à l’équité (le Tigre Blanc). Il est dédié au “Kami des Naissances Divines”. Il est donc situé au Nord.
Les élèves y sont rangés selon un ordre coutumier. Le Migi Gawa (sur le côté Droit (Ouest), considéré comme Ura, donc Yin et féminin) est traditionnellement réservé aux plus anciens.
Le Hidari Gawa (côté gauche (Est), considéré comme Omote, donc Yang et masculin) est occupé par les débutants.
Cette disposition s’explique ainsi : les débutants se trouvant près de l’aire d’attente dans le coin Nord-Est sont près de la porte d’entrée et de sortie. C’est le coin des « sans-grade » et « sans nom » (Mukyu – ceux qui n’ont pas leur nom sur une plaque à l’entrée), soit ceux qui se faisaient tuer en premier lorsque le dôjô était attaqué. A l’opposé les plus hauts gradés protégeaient le Maître de leur sabre.
C’est également à l’Ouest (Jozeki) que sont placés les visiteurs éventuels et les assistants de l’enseignant.
Cette orientation a une signification symbolique. Au Sud, l’enseignant reçoit la lumière du soleil, qui est la connaissance qu’il doit transmettre. Les élèves ne peuvent voir cette lumière qu’au travers de la réflection qu’en offre l’enseignant, qui se doit donc d’être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil couchant : de par leur ancienneté, ils ont reçu une grande partie du cette « lumière » (connaissance) et ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l’ombre.
A l’origine, le placement des invités se faisait du côté des débutants (Shimozeki, au Est). Il existait autrefois de nombreuses écoles concurrentes, mettre les invités du côté des débutants et loin des anciens rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dôjô. La concurrence ayant « presque » disparu cette pratique n’est plus appliqué, et l’on place l’invité à la place d’honneur du coté Joseki pour marqué le confiance et un profond respect.
Cette disposition spécifique du Dōjō: implique des déplacements tout aussi particuliers. Il faut donc savoir évoluer suivant les règles du Dōjō: : le Kihontai.
Historique du Club
Le club de karaté de Charantonnay a été fondé en 1988. Tout d’abord consacré à la pratique du Yoseikan Budo, l’association portait le nom de AAMC (Association d’arts martiaux de Charantonnay).
Suite au départ du professeur, le club s’est consacré au Karaté avec l’arrivée d’un premier professeur Daniel Di Ruscio membre de l’équipe de France kumité à l’époque. Son passage ne durera qu’une seule saison puisqu’il fut contraint de s’acquitter du service militaire.
Philippe Delrey, lui aussi faisant parti de l’équipe nationale, vint remplacer son ami, mais il resta beaucoup plus longtemps, plus de 10 ans et consolida les fondations du club en fédérant de nombreux passionnés.
Nicolas Govin prit la suite de Philippe sur quelques années et fut ensuite relayé par Florian Guinet jusqu’en 2010.
Puis Cyril Serrano, un des premiers élèves du club, prend la suite de Florian et ouvre de nouvelles perspectives au club en apportant son expérience acquise au cours de plusieurs années d’enseignement dans d’autres clubs et une formation continue par le biais de stage d’expert.
Il ouvre notamment une section de body karaté qui a un franc succès dès la première saison. Il partage également son expérience du karaté traditionnel, karaté jutsu, karaté contact mais aussi de tous les autres arts martiaux qu’il a exploré au cours de son cursus.
Karaté Défense Training
Le Karaté Défense est la synthèse des différentes formes de karaté ( traditionnel, compétition, contact, jutsu, etc…), visant une application directe self défense efficace et réaliste. Cette méthode est accessible à tous, quel que soit votre niveau sportif, votre sexe, gabarit ou handicap. Elle utilise des mouvements réflexes simples et des postures naturelles, permettant d’apprendre rapidement à se défendre ou simplement à gérer une situation de conflit. Cette méthode vous permettra de prendre confiance en vous et de savoir gérer au mieux vos peurs et stress.
Pourquoi faire le choix du Karaté Défense Training ?
Le karaté lorsqu’il a été créé, était un art martial ( pour la guerre ). Il s’agissait d’une méthode de combat destinée à la survie, car à l’époque ( surtout pendant les périodes de guerre ), la vie des villageois était chaque jour menacée par la potentialité d’une attaque de brigands ou de samouraï. Et comme, ils n’avaient pas le droit d’avoir d’arme, ils ont du mettre au point une méthode efficace pour ce défendre : Le karaté ( qui a porté d’autres au noms avant celui-ci). La self défense a donc toujours fait partie des fondement du karaté.
Heureusement, de nos jours, nous sommes beaucoup moins exposé et on ne risque pas sa vie tous les jours. La pratique du karaté s’est donc adaptée à notre société. La pratique Traditionnelle est encore grandement enseignée dans les dojos, mais elle n’a plus les mêmes objectifs. La discipline a ensuite évolué vers le coté sportif avec la compétition sous toutes ses formes et a été popularisé par le cinéma.
Le climat actuel d’insécurité, instaure de la peur et du stress, ce qui diminue et renferme les personnes par manque de confiance en elles.
Afin, de ne pas se terrer dans ce schéma, beaucoup font le pas de s’initier à une méthode de self défense. Face à cette demande, apparaisse de nombreuses méthodes plus ou moins folklorique et efficace…
Pour cela la FFKARATE, a voulu réactualiser et structurer une méthode simple et uniforme afin que chaque club puisse enseigner à ses pratiquants de manière simple, efficace et surtout réaliste ( chose qui manque souvent dans d’autres méthodes…). C’est à Bernard Bilicki, expert fédéral, 9ème Dan, déjà à l’initiative du Karaté Jutsu, que cette mission a été confié.
Après avoir été testé dans différents clubs, dans les stages, journée de la femme et autres manifestations sur différents publics, l’efficacité de cette méthode a su plaire au plus grand nombre et faire la différence.
Comment se passe un cours de Karaté Défense training ?
Le Karaté Défense Training, vise un apprentissage de gestes simples par répétitions rythmées exécutés seul et ensuite avec un partenaire muni de paos (bouclier) ou patte d’ours (cible mobile). Ensuite, les mises en situations s’enchaîneront, car l’important est de savoir rapidement s’adapter à une situation et de savoir saisir l’opportunité.
Prévoyez donc une serviette et une bouteille d’eau !
« En quelques cours, en plus de l’entraînement physique qui fait beaucoup de bien, on peut vraiment commencer à capter une gestuelle performante. C’est une excellente formule ».
Bernard Bilicki, 9ème Dan
Voici les 4 modules qui composent le Karaté Défense Training :
1 – Les percussions :

Attaques simples principalement pieds et poings sur un rythme imposé par le professeur, effectué d’abord seul dans le vide, puis sur cibles mobiles ou paos (bouclier) avec partenaire. Cela permet l’apprentissage du geste dans sa forme et son engagement et permet également le développement de l’endurance cardio-vasculaire, la résistance musculaire et la précision du geste.
C’est la partie la plus physique.
2 – Les défenses-ripostes :

Grace aux acquis du premier module, vous appréhenderez un première mise en situation avec partenaire, sur une agression simple afin d’assimiler divers principes de base comme la gestion de la distance, sortir de l’axe de l’attaque, comment se protéger se protéger et riposter de manière simple et efficace.
3 – Les distances courtes (saisies) :
Réponse adaptée aux situations de distance rapprochée, avec des saisies, des poussées dans diverses directions, des frappes courtes (coudes, genoux, circulaires, etc..), diverses clés et amenée au sol.

4 – Le sol :

Amené au sol par le biais d’une clé ou d’une projection pouvant selon la situation être suivi d’une immobilisation pour maîtriser l’agresseur. Cela regroupe également divers situations d’agression ou on est pas debout ( assis à table, assis en voiture, couché dans l’herbe, ou tout autres situations nous ayant mis dans une autres position que debout).
*source photos : stage Masterclass 2012 et 2013 Montpellier
La Tenue :
kimono ou pas ?
Dans un objectif de contexte réaliste, la tenue se veut moins formelle et plus décontractée.

La tenue officielle est :
– un pantalon de kimono blanc
– un tee-shirt noir
– la ceinture marquant le grade
– des chaussures si vous le souhaitez
(attention les chaussures ne doivent servir qu’à cet usage sur le tatami)

Facultatif : Il est conseillé de vous équiper de mitaines de protection
Passez nous voir au Dojo pour 2 cours d’essais gratuit